Cameroun: Education de la jeune fille - Partage d'expériences à l'Elysée

Mme Chantal Biya et d'autres premières dames se sont retrouvées autour de Brigitte Macron mardi, à Paris.

La première dame du Cameroun a eu un agenda professionnel très précis à Paris, cette semaine. Pendant que son illustre époux était très occupé avec les autres chefs d'Etat, dans le cadre du Forum de Paris sur la paix, Mme Chantal Biya a pris part à une réunion sur l'éducation de la jeune fille. C'était dans les salons de l'Elysée. Y étaient conviées, toutes les conjointes des chefs d'Etat et de gouvernement présents aux assises de Paris sur la paix. Occasion pour les participantes à la rencontre initiée par Mme Brigitte Macron, première dame de France, de partager leurs expérience et vision dans ce domaine, pour celles qui y travaillent déjà. Pour les autres, c'était l'occasion de prendre connaissance des enjeux et de se mobiliser pour faire bouger les lignes.

Développer l'éducation des jeunes filles, en particulier dans les pays en développement, c'est l'un des récents défis de la France. Hommes politiques, décideurs, leaders d'opinion, société civile du monde entier sont d'accord que les femmes et les filles sont les premières touchées par la pauvreté, les conflits, leur payant un lourd tribut. Parce que c'est un enjeu essentiel, la France est engagée à conduire une diplomatie qui place les femmes pour ce qu'elles sont : un moteur pour les démocraties et les économies, ainsi que des leaders. Et pour porter ce message féministe, les plaidoyers sont effectués jusqu'au plus haut niveau.

C'est dans ce registre qu'il faut classer les travaux organisés par Brigitte Macron mardi dernier. Pour elle, l'autonomisation des femmes dans le monde d'aujourd'hui, de même que l'émancipation de la jeune fille, passent par l'éducation. Dès le plus jeune âge et tout au long de la vie, l'éducation apparaît effectivement comme une arme essentielle contre l'obscurantisme qui gagne le monde. Surtout dans les pays en développement. La volonté de la première dame de France de jouer un rôle de porte-parole dans ce domaine est connue. Brigitte Macron a pointé le besoin urgent de susciter une prise de conscience sur cet enjeu fondamental que représente l'éducation pour les populations du monde entier, et qui reste bien trop souvent sousestimé. En effet, 264 millions d'enfants et de jeunes, particulièrement, ne sont pas scolarisés.

Les premières dames étant susceptibles de faire bouger les lignes dans ce domaine, Brigitte Macron les a rassemblées pour faire passer le message et avancer la cause. C'était prêcher à une convertie, concernant Mme Chantal Biya, ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco pour l'éducation et l'inclusion sociale. Son engagement et sa longue expérience dans le domaine sont bien connus. En témoignent diverses actions au Cameroun et dans le monde. Au rang de celles-ci : les écoles « Les champions » de la Fondation Chantal Biya, les mécanismes destinés à encourager les jeunes filles à embrasser les filières scientifiques, le fonctionnement de la chaire Unesco d'éducation de l'Université de Buea. Et cette intervention au Burundi où Mme Chantal Biya a apporté son appui à un projet d'éducation de la jeune fille dans le cadre de ses missions d'ambassadrice de bonne volonté de l'Unesco.

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