Burkina Faso: Recensement général de la population et de l'habitation

17 Novembre 2019

Deux membres du gouvernement étaient face à la représentation nationale, le vendredi 15 novembre 2019, pour apporter des réponses aux questions des députés relatives à l'actualité et aux projets pôle de croissance de Bargé, Samendeni et l'aéroport international de Donsin.

Le 5e Recensement général de la population et de l'habitation (RGPH) qui a débuté le 16 novembre 2019 a fait l'objet d'une question d'actualité adressée au Premier ministre par le député Kayaba Sandwidi du groupe parlementaire Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN).

L'élu national interrogeait le chef du gouvernement sur les mesures prises pour assurer un bon déroulement de l'opération avec des résultats fiables dans un contexte marqué par des attaques terroristes ayant entraîné des déplacements massifs de populations de leur zone d'origine.

Dépêché le vendredi 15 novembre 2019 à l'hémicycle par le Premier ministre, le Ministre de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Lassané Kaboré, a situé l'importance du recensement de la population.

«Cette opération est une activité fondamentale des politiques et programmes car sans des données fiables sur l'effectif, la répartition, la dynamique et les caractéristiques sociodémographiques et économiques, aucune politique de développement ne peut être mise en œuvre de manière pertinente», a-t-il fait savoir.

Sur les précautions, il a indiqué que le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a instruit tous les services compétents de l'Etat, de prendre toutes les initiatives nécessaires pour assurer la sécurisation de toutes les activités entrant dans le cadre du 5e RGPH.

«Permettez-moi, a-t-il demandé, de ne pas évoquer ici à cette tribune, le dispositif et autres mesures pour des raisons évidentes de stratégie».

Mais aux dires de M. Kaboré, il a été demandé aux gouverneurs des régions et aux hauts- commissaires des provinces, de faire un état des lieux de la sécurité à travers des instances mises en place et de proposer des mesures spéciales.

«Cela a permis d'identifier des zones présentant des risques sécuritaires majeurs situées dans les régions de la Boucle du Mouhoun, du Centre-Est, du Centre-Nord, de l'Est et du Nord», a confié le MINEFID.

De son avis, des stratégies adaptées et des dispositifs de sécurité renforcés seront utilisés en fonction du niveau de risque sécuritaire de chaque localité.

Il a également fait cas de recrutements de personnel résident ayant une bonne connaissance du contexte global et la sélection des agents dont la formation a déjà tenu compte de cette exigence.

Pour conclure, le ministre Kaboré a laissé entendre que le gouvernement est conscient que malgré toutes les précautions prises, le risque zéro n'existe pas, au vu du contexte national.

«C'est pourquoi, nous interpellons tous les acteurs impliqués dans le processus ainsi que les populations à plus de vigilance et à signaler aux forces de défense et de sécurité, toute situation qui le nécessiterait», a-t-il plaidé.

L'homme au cœur des projets de développement

La plénière a été mise à profit par l'exécutif pour apporter des éclairages aux députés, à la suite de trois missions d'informations parlementaires effectuées sur les sites de l'aéroport international de Donsin, le Pôle de croissance de Bagré et le Barrage de Samendéni.

Ces trois missions ont été organisées par la Commission du développement rural, de l'économie et du changement climatique (CDRECC). Dans la présentation du rapport, le président de la commission, le député Moussa Zerbo, a fait ressortir toutes les difficultés auxquelles les trois projets sont confrontés.

Il s'agit notamment du retard dans l'exécution des travaux, la défaillance de certaines entreprises, entraînant la résiliation de contrats, des tentatives de remise en cause des accords arrêtés par le Plan d'action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet qui se traduit par des blocages assez fréquents de l'accès au site des travaux pour le cas de Donsin et de Samendéni.

Les députés ont également relevé que la dimension humaine n'est pas toujours suffisamment prise en compte dans les études des projets d'envergure.

Le ministre en charge de l'agriculture, Salifou Ouédraogo, qui représentait également son collègue en charge des transports, s'est expliqué devant les députés.

Il a reconnu que les études mettent un accent plutôt sur l'impact environnemental au détriment de l'homme lui-même, avant de rassurer les parlementaires que des dispositions seront prises pour mettre l'homme au cœur de tout projet, dès les études de faisabilité.

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