Cote d'Ivoire: L'Union européenne, l'etat et le secteur privé engagent un trilogue

17 Novembre 2019

Plus d'investissements et de commerce en Côte d'Ivoire. C'est l'idée qui sous-tend le trilogue entre le gouvernement ivoirien, le secteur privé et l'Union européenne. Au sortir de cette rencontre tripartite, le mardi 12 novembre 2019 à la délégation de l'Ue à Abidjan, SEM Jobst von Kirchmann, ambassadeur de l'Ue en Côte d'Ivoire a expliqué qu'elle entre dans le cadre du projet « Investir ensemble ».

Il s'est agi pour les participants de discuter sur les mesures à prendre pour que les entreprises ivoiriennes et européennes investissent davantage et pour qu'il y ait plus de commerce entre l'Union européenne et la Côte d'Ivoire.

Le Livre blanc 2019 d'Eurocham a servi de base aux discussions. Ce livre, pour rappel, relève un certain nombre d'obstacles qui empêchent les entreprises d'investir en Côte d'Ivoire.

Ce sont, entre autres, le coût élevé de la démarche RSE (responsabilité sociétale de l'entreprise) et l'absence d'incitation aux politiques RSE ; le faible taux de bancarisation ; l'accès limité à internet compte tenu du prix élevé et les contrôles fiscaux.

« On a regardé ensemble ce qu'on peut faire pour un élargissement de l'assiette fiscale et d'un côté rester dans un contexte où on motive les entreprises, où on ne pénalise pas certaines par rapport aux autres.

Nous avons échangé sur ce qu'on peut faire pour préserver l'environnement sans faire trop d'obstacles sur les entreprises qui les empêchent d'investir », a déclaré l'ambassadeur de l'Ue en Côte d'Ivoire.

Il a profité de l'occasion pour féliciter le gouvernement pour son progrès au Doing Business en enregistrant un gain de 67 places.

Quant au directeur de cabinet adjoint du ministre du Commerce et de l'Industrie, Albert Kouatelay, il a fait savoir que le gouvernement s'inscrit pleinement dans ce trilogue pour améliorer le climat des affaires en Côte d'Ivoire.

« Nous avons parcouru les éléments principaux de ce trilogue et nous sommes dans la dynamique de les analyser afin de renforcer les réformes engagées par le gouvernement pour améliorer le climat des affaires », at-il déclaré.

Les préoccupations de pression fiscale exprimées par le secteur privé, a-t-il poursuivi, ont été prises en compte.

« De concert avec les institutions internationales, nous nous attelons à identifier les poches dans lesquelles nous pouvons nous inscrire afin d'identifier les personnes devant souscrire à leurs obligations fiscales afin d'alléger cette fameuse pression fiscales », a-t-il rassuré.

Marc Alberola, président d'Eurocham et Jean-Louis Menudier, président de l'Union des grandes entreprises industrielles de Côte d'Ivoire (UGECI) ont salué cette initiative.

« Nous avons constaté une écoute active de l'administration et fait des propositions instructives pour aller dans le sens du développement des affaires dans un cadre serein », a relevé M. Alberola.

Quand à JeanLuc Menudier, il a exprimé l'espoir d'avancer sur bon nombre de sujets avant la fin de l'année et surtout la publication de la prochaine loi des finances pour améliorer la gouvernance et les performances des entreprises en Côte d'Ivoire. Il est prévu un dialogue politique le 6 décembre 2019 au ministère des Affaires étrangères.

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