Ile Maurice: Irfan Rahman - «Pa pou kapav fer pli ki sa malérezman»

17 Novembre 2019
interview

Avec les allégations qui pleuvent, «what's next»?

Que compte faire la Commission électorale ? Comme nous l'avons déjà précisé, l'enquête est entre les mains du CCID et elle suit son cours. Bien sûr, nous avons demandé que cela se fasse dans les plus brefs délais. J'espère que les enquêteurs arriveront à trouver la source du problème. Je précise qu'il n'y a aucune enquête en parallèle menée par la Commission sur ce sujet et nous ne privilégions aucune thèse à ce stade.

Certains accusent les fonctionnaires, voire les officiers de la Commission électorale, de maldonne...

Maurice est un État démocratique et n'importe quelle personne qui estime qu'il y a eu un quelconque manquement lors du scrutin a le devoir d'avoir recours à la justice. La Cour suprême demeure la seule instance qui peut traiter les plaintes électorales et s'il le faut nous allons nous expliquer devant elle. Je rappelle qu'il y a un délai de 21 jours pour ce faire. En ce qui concerne les fonctionnaires impliqués dans les élections, ils ont de nombreuses années d'expérience. Nous avons reçu plusieurs appels d'eux ces derniers jours. Certains ne veulent plus travailler pour les prochaines élections. Zot inn tro gagn maltrété.

Le chiffre avancé par la Commission électorale concernant les personnes n'ayant pu voter fait également polémique. Vous maintenez ce chiffre ?

Oui. Ce sont les plaintes qui nous sont parvenues et il y a environ 300 personnes qui nous ont écrit sur notre page Facebook. Nous menons une enquête méticuleuse à ce sujet.

Où sont placées les urnes utilisées pour les élections actuellement ?

Elles sont stockées au QG de la Special Mobile Force à Vacoas. C'est d'ailleurs le cas pour chaque élection qui a eu lieu après l'Indépendance. Elles sont placées dans une chambre qui est verrouillée. Je peux vous emmener visiter, il n'y a aucun problème !

Pensez-vous que d'autres bulletins seront retrouvés «dans la nature», comme les deux autres ?

Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que chaque électeur a la responsabilité de glisser son bulletin dans l'urne lorsqu'il a fini de voter et avant de sortir du centre de vote.

La Commisison peut-elle retracer une personne à travers le code chiffré inscrit sur le bulletin de vote ?

La seule façon d'identifier un votant c'est de prendre le code inscrit et de le comparer avec le counter number. Celui-ci est également scellé séparément à la SMF. La seule façon d'y avoir accès, c'est à travers un ordre de la Cour suprême.

Qu'en est-il des autres «magouilles» présumées ?

Je le répète. Nous sommes une démocratie. Si les gens estiment qu'il y a un problème, ils peuvent avoir recours à la justice. Pou explik ou 100 fwa pa pé krwar nou, mé nou pa kapav fer plis ki sa malérezman.

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