Afrique: Lutte contre l'excision - Les Etats africains s'engagent à éradiquer le fléau d'ici à 2022

Inauguré par le président kényan, Uhuru Kenyatta, le sommet international de Nairobi pour la population et le développement s'est penché sur des thématiques relatives aux droits des femmes, à savoir la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre le mariage précoce et contre les mutilations génitales.

Quelque cent soixante pays, à l'exception des Etats-Unis, ont appelé à soutenir et amplifier des avancées réalisées dans l'accès au planning familial et à la contraception. Dix milliards de dollars d'engagements ont déja été annoncés, d'autres vont suivre. Cet argent doit permettre d'atteindre trois objectifs majeurs : éradiquer la mortalité maternelle, mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles et répondre aux besoins de planning familial et à la contraception.

"Des progrès ont été faits dans le monde entier", a déclaré Arthur Erken, directeur de la communication du Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap). "Lorsque nous nous sommes réunis au Caire en 1994, les femmes dans les pays les moins développés avaient plus de six enfants. Aujourd'hui, c'est quatre. (...) S'agissant de la mortalité en couches, nous parlions de mille six cents femmes par jour à cette époque. Aujourd'hui, nous parlons de huit cents. Il y a un progrès, mais nous devons accélérer, ce n'est pas assez", a souligné le vice-président kényan, William Ruto, ajoutant:"Investir dans les droits des femmes et des filles est positif en soi, mais cela conduit également à d'énormes bénéfices qui accélèrent un développement soutenable en termes de réduction des inégalités, de la pauvreté et du chômage" .

A Nairobi, cent soixante pays et des centaines d'ONG vont s'obliger à mettre en place des actions locales afin d'atteindre ces objectifs. Le Kenya et d'autres pays africains se sont engagés à éradiquer l'excision; le président kényan, hôte du sommet, lançant la campagne "Zéro mutilation génitale féminine" d'ici à 2022.

Un grand absent, les Etats-Unis. Une absence remarquée depuis 2017. L'administration Trump ne finance plus le Fnuap, co-organisateur de cette conférence.

Washington s'est également retiré d'autres organisations des Nations unies, notamment celles engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique.

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