Sénégal: Abdoulaye Diouf Sarr sur l'affaire de trafic de faux billets mouillant le député Boughazelli - «Le président ne protégera personne»

18 Novembre 2019

Selon le ministre de la Santé et de l'Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, la justice déjà mise en branle dans l'affaire de trafic de faux billets impliquant le député Seydina Fall dit Boughazelli doit faire son travail.

Invité de l'émission «Jury du dimanche» de la radio privée «Iradio», hier, dimanche 17 novembre, le coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr) a également rassuré que «le président de la République avait clairement dit qu'il ne protégerait personne».

Que le député Seydina Fall dit Boughazelli se le tienne pour dit : la justice déjà mis en branle dans l'affaire de trafic de faux billets dans laquelle il est cité ainsi d'autres personnes déjà en garde à vue au niveau de la Section de recherche de la gendarmerie nationale fera son travail.

L'assurance est du ministre de la Santé et de l'Action sociale par ailleurs, coordonnateur de la Convergence des cadres républicains (Ccr). Interpellé hier, dimanche 17 novembre, lors de son passage à l'émission «Jury du dimanche», Abdoulaye Diouf Sarr comme pour rassurer de la neutralité du régime sur cette affaire a tenu à rappeler le principe de la gouvernance sobre et vertueuse à laquelle le chef de l'Etat avait appelé ses collaborateurs dès son accession à la magistrature suprême.

«Le président de la République avait clairement dit qu'il ne protégerait personne. Sur cette affaire, la justice est en branle. Il faut donc respecter la procédure judiciaire. Nous devons gouverner de la manière la plus sobre et la plus vertueuse.

La justice doit faire son travail et quand la justice fait son travail, nous ne devons pas anticiper le procès et prendre position par rapport aux résultats de ce qui est en cours en termes d'enquête», a-lancé le ministre de la Santé. Poursuivant son propos, Diouf Sarr a également soutenu que le débat sur « le troisième mandat n'est pas un sujet tabou chez nous».

«Nous avons vendu aux Sénégalais, en 2008, avant notre accession au pouvoir, la philosophie de la rupture.

Nous leur avons dit que ce qui nous intéresse, c'est le Sénégal des profondeurs. Aujourd'hui, nous poursuivons ce travail dans le cadre du Pap 2 pour placer définitivement le Sénégal sur les rails de l'émergence.

C'est pourquoi certains sujets ne nous concernent pas», a assuré le coordonnateur de la Convergence des cadres républicains.

Par ailleurs, interpellé aussi sur les prochaines Locales dont la loi actant le report sera votée mardi prochain, Abdoulaye Diouf Sarr à qui on prête également des ambitions pour briguer la mairie de Dakar même s'il n'a pas encore annoncé sa candidature déclarera : «J'ai envie de paraphraser Lamine Gueye qui disait : j'aime Dakar d'un amour qui m'arrache les larmes. Oui, moi aussi, j'aime Dakar d'un amour qui m'arrache les larmes».

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