Algérie: Amélioration de l'inclusion financière - Quatre défis à relever selon Abdoulaye Daouda Diallo

Le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo a relevé ce lundi, quatre défis pour améliorer l'inclusion financière. Il présidait la cérémonie d'ouverture de la deuxième édition de la « Semaine de l'inclusion financière dans l'Uemoa ».

Selon M. Diallo, le premier défi, est celui du renforcement de la supervision des activités et des acteurs, au regard notamment de la forte composante technologique des nouvelles solutions de paiements offerts aux populations.

Le deuxième défi concerne l'adaptation continue du cadre réglementaire aux évolutions constantes de l'environnement, dans le but de préserver la stabilité du système financier et d'assurer la protection des usagers.

La lutte contre la cybercriminalité, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constituent le troisième défi que j'aimerais souligner.

Au regard des statistiques issues du rapport sur les risques du Forum économique mondial de 2019, il apparaît que les cyber attaques ainsi que les vols et fraudes des données occupent respectivement les troisièmes et quatrièmes places du « Top 5 » des risques.

Le quatrième défi a trait au renforcement de l'éducation financière de toutes les couches de la population, notamment celles qui sont vulnérables, en vue d'améliorer leur culture financière. A son avis, cela leur

permettrait de faire des choix avertis et de mieux tirer profit des effets des innovations technologiques sur la réduction des coûts des services offerts.

Il a indiqué que les thèmes qui seront abordés au cours de la semaine de l'inclusion financière offrent l'occasion d'échanger sur les avancées et les enjeux du numérique et de trouver des solutions aux défis identifiés pour les institutions financières, les Etats et les populations.

«La mise en œuvre de ces solutions devrait se faire dans le cadre concerté de la stratégie régionale d'inclusion financière, élaborée par la Bceao et adoptée par le Conseil des ministres de l'Uemoa en juin 2016. Elle requiert l'implication de toutes les parties prenantes, notamment les Etats, la Banque Centrale et les acteurs du système financier.

A cet égard, nous devons agir ensemble et placer l'innovation au cœur de nos actions en faveur du développement économique et social.

La révolution du numérique est en marche, mais elle n'atteindra les objectifs souhaités que si chacun de nous en est acteur stimulateur », a déclaré le ministre des Finances.

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