Guinée Bissau: L'armée refuse le renfort des troupes de la Cédéao sur son sol

Le chef d'état-major général des Forces armées bissau-guinéennes, Biaguê Na Ntan, a annoncé, le 18 novembre, que son pays refusait la décision de renforcer le contingent de l'Ecomib, la force d'interposition de l'organisation sous-régionale.

« Je vous assure qu'une armée étrangère ne viendra jamais en Guinée-Bissau, peut-être la police », a insisté le haut gradé de l'armée dans une allocution prononcée lors de la cérémonie marquant le cinquante-cinquième anniversaire de la création de l'armée régulière nationale.

Après s'être appesanti sur cette décision, le chef d'état-major a répété que le renfort des troupes de l'Ecomib, décidé lors du dernier sommet de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) consacré à la crise dans son pays, n'aura pas lieu. Il a indiqué que l'armée bissau-guinéenne était disposée à assurer la sécurité du pays à l'occasion de l'élection présidentielle, prévue le 24 novembre.

L'Ecomib est déployée en Guinée-Bissau depuis 2012 après le coup d'Etat militaire qui avait renversé le Premier ministre, Carlos Gomes Junior.

Elu en 2014, l'actuel président de la République, José Mario Vaz, avait limogé, le 28 octobre dernier, le Premier ministre, Aristides Gomes, et son gouvernement, avant de nommer le lendemain Faustino Imbali, nouveau chef de gouvernement avec une équipe de dix-sept ministres et quatorze secrétaires d'Etat. Une situation ayant davantage englué son pays dans la crise politique.

Le 1er novembre, le Conseil de sécurité de l'ONU avait appelé au respect de la date de la présidentielle en Guinée-Bissau, en rejetant le changement de gouvernement décidé par son président. La Cédéao, l'Union africaine et l'Union européenne avaient également déjà désavoué le président José Mario Vaz, même si ce dernier a assuré que le scrutin aurait bien lieu, le 24 novembre, avec un éventuel second tour, le 29 décembre.

La Guinée-Bissau est une ancienne colonie portugaise, devenue indépendante en 1974, après une lutte de onze ans. Depuis lors, elle a connu quatre putschs, seize tentatives de coup d'Etat et une valse de gouvernements.

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