Afrique de l'Ouest: Inclusion financière dans l'UEMOA - Un bond de 10 points en 2 ans

19 Novembre 2019

La deuxième édition de la Semaine de l'inclusion financière s'est ouverte hier, mardi, au siège de la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), sous la présidence du gouverneur de l'Institut d'émission commun aux 8 Etats de l'Union monétaire Ouest africaine (Umoa), Tiémoko Meyliet Koné.

Le thème de l'édition 2019 est: «Digitalisation au service de l'inclusion financière: enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l'Uemoa».

«Le taux d'inclusion financière est ressorti à 57,1% à fin 2018, contre 47,0% en 2016, soit une augmentation de plus de 10 points de pourcentage», a dit hier, lundi 18 novembre, à l'ouverture de la deuxième édition de la Semaine de l'inclusion financière initiée par la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao), le gouverneur Tiémoko Meyliet Koné.

Selon M. Koné, «ces avancées notables sont portées essentiellement par la contribution des services financiers via la téléphonie mobile dont le taux d'utilisation ressort à 34,0% en 2018».

Cet apport de la monnaie électronique s'est traduit dans l'UEMOA par une augmentation du nombre de comptes de monnaie électronique ouverts, «qui s'est situé à plus de 62,9 millions, en 2018, contre 18,2 millions, en 2014», a fait savoir le gouverneur, au premier jour de la Semaine de l'inclusion financière qui prend fin le 23 courant.

Pour ce qui est des transactions, il dira qu'elles sont passées «de 0,3 milliard en 2014 à 1,9 milliard en 2018 ; soit de 3760 milliards de FCFA à 23.534 milliards de FCFA».

LES PERSPECTIVES DE L'ECOSYSTEME SONT PROMETTEUSES

En termes de perspectives, les évolutions perceptibles de l'écosystème financier de notre union indiquent que les progrès en matière d'inclusion financière seront tirés notamment par les paiements numériques, les politiques gouvernementales de digitalisation et le développement des services financiers de seconde génération, via la téléphonie mobile.

A suivre ses explications, «ces projections sont corroborées par les résultats des récents travaux menés par la Banque centrale pour la construction d'un indice synthétique d'inclusion financière pour les pays de l'UEMOA.

Indice qui révèle d'ailleurs que les perspectives d'amélioration de l'inclusion financière résident dans l'exploitation des opportunités offertes par les nouvelles technologies».

Se voulant convaincant, il relève, entre autres, que «l'étude réalisée par la Banque mondiale en 2019 sur le niveau de digitalisation des paiements des Etats de l'Uemoa, a aussi mis en exergue la contribution potentielle de la numérisation des paiements au renforcement de l'inclusion financière et à l'accroissement du Produit intérieur brut».

Quatre défis sont toutefois à relever pour un écosystème viable. selon le gouverneur, pour favoriser la digitalisation des paiements, il urge de «préserver la confiance des usagers dans le système financier et d'améliorer l'inclusion financière, à travers une utilisation accrue des produits et services financiers numériques, d'adopter de manière continue le cadre réglementaire aux évolutions constantes de l'environnement, dans le but de préserver la stabilité du système financier et d'assurer la protection des usagers, de lutter contre la cybercriminalité, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme et enfin le renforcement de l'éducation financière de toutes les couches de la population, notamment celles qui sont vulnérables, en vue d'améliorer leur culture financière», a-t-il énuméré.

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Plus de: Sud Quotidien

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