Afrique Centrale: Les parlementaires peaufinent une stratégie commune contre l'insécurité alimentaire

Le chef de l'État congolais, Denis Sassou N'Guesso, a ouvert, le 19 novembre à Brazzaville, les travaux du premier forum des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pendant deux jours, les participants vont tenter d'harmoniser leurs vues pour des actions communes contre le fléau de la faim.

L'espace Afrique centrale, à l'instar de l'ensemble du continent, connaît une crise de l'alimentation et de la malnutrition. D'après un rapport onusien, en 2018, trois personnes sur quatre sont sous-alimentées. Au Congo, par exemple, plus de 14,2% des ménages souffrent d'une insécurité alimentaire sévère ou modérée et 73,6% des ménages congolais connaissent une sécurité alimentaire aléatoire.

Réunis à Brazzaville, les parlementaires de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) comptent sur leur rôle de législateurs pour essayer de renverser les tendances. Lors des débats budgétaires, ceux-ci pourraient orienter les préoccupations autour des dépenses liées au développement agricole, aux questions de santé alimentaire et nutritionnelle.

« Une vision commune pour une alimentation et une nutrition améliorées à travers une agriculture durable », c'est le thème des assises dont l'objectif est de parvenir à la création d'un réseau des alliances parlementaires de la sous-région, pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population.

Ouvrant les travaux du forum, le président Denis Sassou N'Guesso a signifié que le pari de l'éradication de la faim au sein des pays ne pourra être tenu sans une intégration sous-régionale portée par une agriculture structurante, à vocation communautaire. Il a souligné la nécessité de revitaliser les politiques agricoles jusqu'alors mises en œuvre par les États, en rapport avec leur capacité réelle à satisfaire la demande locale.

Le numéro un congolais a plaidé pour une forte participation des femmes dans le processus de développement du monde rural. Il a aussi fustigé les obstacles liés à la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que le faible réseau routier censé faciliter le transport des produits vers les milieux urbains.

« J'exhorte nos partenaires au développement, notamment l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, le Programme alimentaire mondial, le Fonds international de développement agricole, à consolider davantage cette problématique transversale qui garantira la sécurité alimentaire en Afrique centrale. De même, nos États doivent s'enrichir des prescriptions internationales et se retrouver en bonne place au sein des dynamiques mondiales aux réponses aux défis alimentaires et nutritionnelles », a déclaré Denis Sassou N'Guesso.

Le conclave des parlementaires est aussi une occasion pour les partenaires, à l'instar du Fonds des Nations unies pour l'enfance, de réitérer leur engagement à soutenir les États membres dans leurs actions de réduction de la pauvreté et de la protection de l'enfance. Car, l'éradication de la faim fait partie de l'agenda des Nations unies, dont le point deux des Objectifs de développement durable.

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