Niger: Hama Amadou se rend à la justice

18 Novembre 2019

A peine rentré au pays, le chef de file de l'opposition retourne en prison. Ses partisans espèrent une amnistie.

Hama Amadou était revenu au Niger il y a moins d'une semaine, le jeudi 14 novembre. Après avoir observé quelques jours de deuil suite au décès de sa mère, il s'est rendu lui-même aux autorités judiciaires ce lundi 18 novembre.

Hama Amadou s'est rendu au parquet en compagnie de son avocat avant d'être transféré à la prison civile de Filingué où il avait déjà séjourné pendant deux mois. Condamné à un an de prison ferme pour complicité dans un trafic international de bébés, il lui reste huit mois à purger.

Son acte de se rendre a été salué par les militants de son parti. Le conseiller militant du Moden Loumana Ali Yayé Hama estime que son président est "un homme d'Etat qui connaît les procédures" et qui respecte ainsi la justice de son pays.

L'hypothèse d'une amnistie

Si le retour de Hama Amadou a surpris plus d'un Nigérien, le retour en prison était en revanche attendu. L'acteur de la société civile Gamatié Mahamadou Yanssambou, pense qu'il y a eu un accord politique entre le chef de file de l'opposition et le président de la république Issoufou Mahamadou. "Il y a eu des ententes, un accord, entre le chef de l'opposition et le président Mahamadou Issoufou en dehors de notre territoire"

Après cet épisode, les Nigériens s'interrogent sur le statut juridique de Hama Amadou, lui qui ambitionne d'être candidat à la présidentielle de 2021. Si sa condamnation devenue définitive reste en l'état, il perd ses droits civiques et politiques à moins d'une amnistie dont seul le président a le pouvoir.

Aujourd'hui, ce scénario d'une amnistie parait plausible. Elle pourrait intervenir à l'occasion de la commémoration du 61ème anniversaire de la proclamation de la République le 18 décembre prochain.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Deutsche Welle

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.