Madagascar: Spectacle pluridisciplinaire - La version finale de « Ndao hiara-handihy » à découvrir

Lovatiana Rakotobe et Géraldine Leong Sang, initiatrices du projet "Ndao hiara-handihy"

« Ndao Hiara- handihy », « Allons danser ! » C'est sur cette invitation que les deux chorégraphes Lovatiana Rakotobe et Géraldine Leong Sang révèleront enfin l'aboutissement final de leur projet.

Des mois qu'elles ont travaillé dessus. Après une longue période de projet de recherche, les deux chorégraphes Lovatiana Rakotobe et Géraldine Leong Sang retournent sur la scène pour y présenter leur artéfact en commun baptisé subtilement « Ndao hiara-handihy ». Le 30 novembre, le duo embrassera une fois de plus la scène du Cgm/gz à Analakely.

Leur idée, tresser la danse à d'autres formes artistiques. Selon les deux protagonistes, « nous cherchons sans relâche des choses que nous pourrions ne jamais obtenir. Et pourtant nous poursuivons notre quête, quelles que soient nos bosses, quelles que soient nos bleues, nous avons décidé de continuer au-delà de nos possibilités, au-delà de nos capacités pour vivre nos rêves quoi que cela nous en coûte. » Depuis le mois de janvier, elles ont rencontré 18 artistes dans un laps de temps de six mois.

Le concept, Lova et Géraldine se connaissent depuis près de 18 ans. En 2017, elles décident de monter un projet dans lequel elles seraient à la fois créatrices et interprètes. Si en 2018, « Ndao hiara- handihy » a connu autant de versions que d'occasions d'être présentées devant un public, pour 2019, elles souhaitent donner une forme finale au projet. En effet, elles se sont rendu compte que pour exprimer leur propos, la danse ne suffisait plus à elles seules. Elles se sont alors fixées comme challenge de mettre en relation leur art de prédilection, la danse, avec d'autres formes artistiques dont le slam, chant, musique, théâtre, littérature, vidéo, arts plastiques... pour nourrir encore davantage leur proposition.

Il est ici question de la problématique de la femme artiste dans une société dont le modèle féminin demeure encore la femme au foyer. Il est question de l'aspect économique de leur choix de vie. Elles sont danseuses, elles vivent de leur corps, la perception de leur choix reste ici pour beaucoup, insensée voire immorale. Il est question ici de leur âge, les années s'écoulent en vitesse, leur passion est intacte, leur corps non, comment faire face à cette situation... L'horloge tourne mais la joie de danser poursuit aussi sa route, impliquant toujours de nouveaux choix à faire.

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