Afrique: Nouveau mandat à la tête de la CAA - Hamad Kalkaba Malboum décline sa nouvelle gouvernance

20 Novembre 2019

La confédération africaine (CAA) a amorcé un nouveau cap dans la gouvernance de l'athlétisme continental pour les trois prochaines années.

Réélu pour un mandat quatre ans à la tête de la CAA, le colonel Hamad Kalkaba Malboum a profité de son passage au siège de l'instance africaine à Dakar, pour faire le bilan de 2019, dégager les perspectives et décliner ce nouveau changement dans la gestion de la discipline dont la première conséquence sera de fortifier l'administration par la reconfiguration du centre de développement régional et du Ciad, regroupés désormais en une seule entité.

Sous l'appellation Centre africain de développement de l'athlétisme, cette entité restera dans sa vocation de développer la performance de athlètes africains autour de Lamine Faty, son nouveau Directeur général et non moins ancien secrétaire de la CAA.

Une nouvelle gouvernance de l'athlétisme est en marche avec le nouveau mandat de Hamad Kalkaba Malboum à la tête de la Confédération africaine d'athlétisme (CAA).

Réélu pour quatre ans, le président de l'instance continental a décliné sa nouvelle trajectoire dans la gestion de l'athlétisme africain et le changement qui a été opéré dans le fonctionnement.

La nouvelle reforme qui a été la restructuration des centres de développement régional (Crd) et le Ciad. Les deux entités seront désormais regroupées en une seule entité sous l'appellation d'Africa developement center (Centre africain de développement de l'athlétisme). Une manière, selon le président de la CAA de donner plus de responsabilité dans la gestion.

EXIT LE CRD ET LE CIAD, UN CENTRE AFRICAIN SOUS LE GIRON DE LAMINE FATY

Ce changement implique également la suppression du poste de secrétaire général de l'association faîtière de l'athlétisme continental pour le poste de Directeur général. Mais aussi par la suppression du poste de trésorier pour celui de directeur financier qui gère les moyens mis à sa disposition.

«Nous avons fait le diagnostic et nous vu que le centre a la possibilité de former des athlètes. Les athlètes reconnaissent qu'ils sont dans de bonnes conditions. Nous avons d'autres centres à Lomé, au Kenya pour le javelot, en Egypte pour le marteau.

Ceci, pour combler le recul que l'on avait aux championnats du monde par rapport aux concours.

L'Afrique est désormais représentée par des partenariats et un rapprochement avec des universités et des académies pour la formation des officiels et la conservation des ressources du sport.

Nous avons un partenariat avec la Confejes et la Confemen pour que l'athlétisme soit un sport qui prépare l'athlète à la performance», a confié le président Hamad Kalkaba Malboum.

Le centre reste sous le giron du nouveau directeur général, en la personne du Sénégalais Lamine Faty, non moins ancien secrétaire général sortant de la CAA.

«La CAA a fait le diagnostic des centres pour opérer des changements en vue de l'optimisation des ressources.

Pour la phase expérimentale en 2018, le bilan donne entière satisfaction. A l'horizon, nous allons rendre l'outil plus performant. Nous avons mis en place des critères de sélection des meilleurs en Afrique», a-t-il souligné.

L'AFRIQUE AU CONGRES DE L'IAAF ET AU MONDIAUX DE DOHA : AVEUX D'ECHEC

Le président de la CAA a profité de son retour pour faire le bilan de l'athlétisme africain en 2019. Dans cet élan, le président Camerounais de la CAA est revenu sur le Congrès de l'IAAF à Doha en 2019 et relever le manque de consensus et la place qui lui a été finalement accordé dans le conseil d'administration.

«L'Afrique s'est retrouvée dans une situation avec plusieurs candidats. A Doha, on n'a pas pu trouver la solution consensuelle.

Nous avons cru à totale démocratie mais, elle nous a joué un tour. Finalement, l'Afrique s'est retrouvée avec trois membres au lieu de cinq dans le conseil d'administration de l'IAAF. Un recul et une sorte de défaite pour l'Afrique», se désole-t-il.

En ce qui concerne les derniers championnats du monde, le 2ème grand événement à Doha, l'Afrique l'aura également vécu dans des conditions difficiles. De l'aveu du Président du Caa, l'Afrique n'est pas allée avec ses meilleurs athlètes du moment et détenteurs de titres mondiaux.

«Il y a eu le Sud -africain Wayde van Niekerk, champion en titre et détenteur du record du monde du 400 m et le cas controversé de la Sud-africaine Caster Semenya qui n'a pas fait la compétition. Tout comme Dibaba, la Reine du 1500 m et du 5000 n'est pas non plus descendue sur les pistes.

Tout comme l'Ethiopienne Almaz Ayana Eba, détentrice du record du championnat du monde. En somme, l'Afrique a engagé ces joutes avec un handicap de quatre athlètes promis au podium.

Mais l'Afrique a récolté 27 médailles dont 9 en or. Tout en sachant que la malchance de l'Afrique se situe aussi dans le changement de nationalité des athlètes à son détriment. Certains pays en bénéficient sans produire», s'est-il indigné.

UNE NOUVELLE REGLE CONTRE CHANGEMENT DE NATIONALITE DES ATHLETES

Pour arrêter cette fuite des talents au profit d'autres nationalités, la Confédération africaine d'athlétisme compte s'appuyer sur la nouvelle règlementation qui sera en vigueur.

«Nous avons prévu des règles pour le changement de nationalité. Nous avons posé le problème au niveau de l'IAAF. Un groupe de travail est mis en place.

Nous avons changé la règle. Elle consiste à ne pas laisser les athlètes de 20 ans changer immédiatement de nationalité. L'athlète doit également attendre quatre ans avant que sa fédération nationale lui donne l'autorisation d'aller dans une autre fédération», confie-t-il.

En terme de perspectives, la CAA sera fixée sur la 6ème édition des championnats d'Afrique de cross prévue le 1er mars 2020 à Lomé (Togo), les Championnats d'Afrique séniors (24 au 28 juin à Alger), les Championnats d'Afrique moins de 17 ans e n 2021 Malawi ou en Tunisie. Mais aussi les championnats d'Afrique séniors au Cameroun en 2022.

REDEMARRAGE DU MEETING DE DAKAR : UNE PISTE DE LA CAA

Selon la nouvelle formule, l'IAAF va organiser dix meetings dans le monde et l'Afrique va bénéficier d'un seul que l'instance internationale va entièrement financer.

Dans cette perspective d'organisation de meetings, le président Malboum a déclaré avoir eu des discussions avec la Président de la Fédération sénégalaise d'athlétisme pour relancer le meeting de Dakar qui était l'un des plus grands meetings d'Afrique et qui a subitement disparu du fait de manque de soutien.

«Il y a un apogée mais il est arrivé au déclin. Le complément qui doit être trouvé par la FSA n'a été pas suivi. Nous allons voir comment on peut relancer ce meeting à partir de 2020.

Le président de la FSA (Sara Oualy, Ndlr) a la volonté de relancer le meeting. Nous allons voir ensemble comment reprendre le meeting de Dakar», promet-il.

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