Sénégal: Projets d'études sur la santé, la mortalité infantile, l'obésité - La recherche scientifique au feminin

20 Novembre 2019

Des échanges sur des projets de recherches portant sur la santé, la mortalité infantile, l'obésité ou maladies du métabolisme ont été organisés, hier mardi, à Dakar. Ces discussions ont pour but de mieux conscientiser les populations sur ces phénomènes quasiment méconnus.

Pour ce faire, des femmes scientifiques de divers horizons se sont prononcées sur ces dits projets de recherches concernant ces fameuses singularités afin d'apporter des éclairages aux populations.

Toutes porteuses de projets qui tournent autour de la santé de manière générale, la mortalité infantile, l'obésité ou les maladies du métabolisme en particulier, de femmes scientifiques étaient en conclave hier mardi à Dakar.

Ces dernières étudient des faits ou infections qui hantent la société et dont parfois l'existence est méconnue.

Parmi les panélistes, Dr Fatoumata Ba, enseignante chercheure à l'UFR (Unité de Formation et Recherches) des Sciences de la santé de l'UGB fait de recherches sur les maladies du métabolisme, spécialement sur le syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS).

Celui-ci se traduit par des ronflements, une apnée ou encore des pauses dans la respiration survenant lorsque l'air ne passe plus par les voies respiratoires et qui occasionnent des réveils récurrents.

Selon Dr Ba, «la pathologie du sommeil est un des parents pauvre de la médecine car très peu d'études ont été faites sur le sommeil. Au Sénégal, à l'heure actuelle, nous avons très peu de publications scientifiques sur le sommeil voire aucune surtout sur l'apnée du sommeil.

Etudier le sommeil demande des équipements et nous n'avons pas dans les structures publiques du pays un laboratoire du sommeil.

Les troubles du sommeil exposent à des maladies cardio-vasculaires notamment l'hypertension artérielle, l'accident vasculaire cérébrale (AVC), les troubles du rythme mais également des maladies métaboliques comme l'obésité, le diabète et même le cancer».

Elle soutient également que «le premier combat à mener actuellement, c'est d'avoir des données sur la prévalence des troubles du sommeil et surtout sur la prévalence de l'apnée du sommeil, qu'on identifie les facteurs de risques et mettre en place des stratégies appropriées pour lutter contre le SAHOS», a confié Dr Fatoumata Ba.

Dr Najah Fatou Coly, pharmacienne biologiste et enseignante vacataire à l'UFR Santé de Thiès, elle travaille sur la recherche de marqueur pour diagnostic précoce des infections néonatales, en particulier les infections néonatales bactériennes.

Pour le choix de son sujet, elle explique: «j'ai choisi ce thème parce que je suis dans un hôpital de pédiatrie, l'hôpital pour enfant de Diamniadio.

Là-bas, on est souvent confrontés à ces infections néonatales et je me suis rendu compte qu'il y avait un problème de marqueur spécifique et sensible pour poser un diagnostic sans ambiguïté. Donc, c'est la raison pour laquelle on s'est orienté vers cette recherche».

A l'en croire, «le facteur de risques le plus important est la mortalité parce que les nouveau-nés qui sont atteints d'infections néonatales ont un risque élevé au niveau de la première semaine de passer à l'autre côté».

Et Dr Coly d'ajouter: «notre objectif est de mettre en évidence des marqueurs précoces qui sont exprimés par l'organisme lors de la rencontre avec un agent pathogène, notamment les bactéries afin de pouvoir utiliser ces marqueurs pour pouvoir faire des tests de diagnostics rapides et accessibles», a expliqué Dr Najah Fatou Coly, par ailleurs doctorante à l'UCAD.

A noter que la capitale sénégalaise se positionne depuis déjà quelques années en matière de science en Afrique et s'apprête à accueillir une cérémonie du Prix International Galien, récompensant les avancées pharmaceutiques les plus prometteuses au niveau mondial.

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