Congo-Brazzaville: Coopération - L'Algérie restera un partenaire loyal du Congo

L'assurance a été donnée par l'ambassadeur du pays à Brazzaville, Mohamed Benattou, qui a salué, le 19 novembre, l'excellence des relations bilatérales, et soutenu qu'il en ressort un partenariat bénéfique aux deux Etats. Il s'exprimait lors d'une réception organisée dans la capitale congolaise, à l'occasion de la célébration de la fête nationale algérienne.

« L'Algérie et la République du Congo sont unies par des liens historiques et politiques forts. Ces liens sont forgés par la conviction partagée quant à la pérennité des principes de dignité humaine et de solidarité africaine étayée par leur soutien en faveur des justes causes des peuples épris de justice et d'émancipation », a déclaré le diplomate. « Leurs relations sont fondées sur le respect mutuel, la concertation permanente et la solidarité fraternelle. Elles n'obéissent pas à des calculs d'intérêt passagers ni à des considérations de circonstance », a-t-il ajouté, devant un parterre de diplomates accrédités au Congo. Le gouvernement congolais était représenté par le ministre de l'Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou.

Mohamed Benattou a souligné que son pays « restera fidèle » aux principes qui ont « régi sa politique étrangère et qui sont l'expression d'un certain idéal panafricain ». Il a dit que l'Algérie demeure attachée aux principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, du respect mutuel, de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation. De même, Alger continue, selon l'ambassadeur, de soutenir les causes des peuples encore épris de justice et d'indépendance tout en militant pour le développement économique continental.

L'éducation faisant partie des secteurs-clés de la coopération entre le Congo et l'Algérie, le diplomate s'est réjoui de ce que son pays « continue d'offrir des bourses d'études à titre gracieux dans plusieurs domaines aux étudiants et cadres civils et militaires congolais ».

Dans son allocution, Mohamed Benattou a souligné que la célébration du 65e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, le 1er novembre 1954, qui marque la fête nationale algérienne, est un « moment de recueillement et de réjouissance ». « Je m'incline à la mémoire de nos valeureux martyrs tombés au champ d'honneur et auxquels nous exprimons notre reconnaissance éternelle pour leur sacrifice afin que l'Algérie recouvre la liberté et la dignité », a-t-il dit.

L'Algérie déterminée à sortir de la crise politique actuelle unie

L'ambassadeur a, par ailleurs, évoqué la situation dans son pays, qui à l'instar d'autres nations du monde, « connaît les variations et les convulsions de l'histoire ». Il faisait allusion au mouvement populaire dont son pays fait face depuis février dernier. Et convaincu que l'Algérie va inévitablement s'en sortir « plus aguerrie, plus déterminée et unie », il a reconnu que cette action qui se déroule dans la paix « charrie des revendications profondes pour un changement radical en vue d'une ère faite de justice, de droit et d'égalité des chances ».

Mohamed Benattou a poursuivi :« Cette mobilisation déterminée du peuple n'a d'objectif que l'avènement d'une société de droit et aspire à offrir à la jeunesse un avenir à la mesure des potentialités et des richesses considérables du pays ». Il a précisé : « La réponse des pouvoirs publics à ce mouvement a une série de réformes de fond dans le régime électoral et l'institution, pour la première fois, d'une autorité nationale indépendante chargée de l'ensemble du processus électoral : de la préparation à la conduite, à la surveillance jusqu'à la proclamation des résultats de l'élection présidentielle ».

Dans le cadre du processus électoral algérien en cours, dont le scrutin présidentiel est prévu pour le 12 décembre, cinq candidats ont d'ores et déjà été retenus par la commission électorale. Il s'agit notamment d'Ali Benfils, ancien chef du gouvernement et deux fois candidat malheureux à l'élection présidentielle ; Abdelmadjid Tebboune, ministre à plusieurs reprises ; Azzedine Mihoubi, ex-ministre de la Culture ; Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbel et Abdelkader Bengrina, ancien ministre du Tourisme.

Pour le diplomate, l'élection du futur président « se présente comme la seule alternative » pour combler un vide institutionnel au sommet de l'Etat qui ne saurait perdurer davantage parce que « si la solution à la crise actuelle est d'ordre politico-constitutionnel », les priorités du pays sont d'ordre économique.

« A quelques courtes semaines de ce rendez-vous historique débarrassé de pesanteurs passéistes, nous restons sereins quant à sa conduite à bon terme pour que l'Algérie se réveille d'une crise politique avec un nouveau sursaut et une perspective prometteuse pour le peuple algérien et sa jeunesse », a conclu l'ambassadeur.

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