Maroc: Les nouveautés en matière de géologie du quaternaire en débat à Kénitra

Des chercheurs marocains et étrangers sont en conclave, du 19 au 21 novembre à Kénitra, pour partager les connaissances scientifiques et les nouveautés liées à la géologie du quaternaire.

Réunis dans le cadre de la 10ème Rencontre des quaternaristes marocains (RQM-10), organisée sous le thème "Géologie du quaternaire et patrimoine au service du développement durable" par l'Université Ibn Tofail de Kénitra, le laboratoire de géosciences des ressources naturelles (GeNaR) relevant de la Faculté des sciences de Kénitra et l'Association marocaine pour l'étude du quaternaire (AMEQ), les participants se fixent pour but de partager les connaissances scientifiques relatives au développement des méthodes d'étude et à la présentation des nouveaux résultats acquis par les équipes pluridisciplinaires travaillant sur le quaternaire du Maroc, du pourtour méditerranéen et d'autres régions de l'Afrique.

S'exprimant à l'ouverture de cette rencontre, le président de l'Université Ibn Tofail, Azzeddine El Midaoui, a indiqué qu'il s'agit d'un événement scientifique important qui offre l'opportunité aux différents chercheurs marocains et étrangers d'échanger les nouveautés et les connaissances relatives à la géologie du quaternaire. Il a, également, indiqué que la communauté nationale des géologues disposent d'excellents chercheurs chevronnés, déplorant toutefois la rareté de ces derniers à l'échelle nationale.

Selon Abdelaziz Mridekh, professeur de géologie à la Faculté des sciences à l'Université Ibn Tofail, cette manifestation s'inscrit dans le cadre d'un programme visant à valoriser le patrimoine matériel et immatériel de la région du Gharb, à savoir les forêts, les plages et les stations archéologiques.

Il a indiqué, dans une déclaration à la MAP, que l'objectif de cet événement est de débattre de la richesse naturelle de la région du Gharb et de présenter les nouveautés, les derniers résultats et les modèles de valorisation de ces richesses par des chercheurs issus de plusieurs pays comme la France, l'Espagne, l'Algérie, la Tunisie et l'Italie. "L'Université s'attelle, actuellement, à diversifier ses domaines de recherche en collaboration avec l'Institut national des sciences de l'archéologie et du patrimoine (INSAP) et la direction de la culture, pour créer un système scientifique intégré visant à valoriser l'espace naturel", a-t-il fait observer.

Le directeur de l'INSAP, Abdelouahed Bensser a, pour sa part, relevé, dans une déclaration similaire, que cet événement scientifique s'inscrit dans une série de rencontres des quaternaires du Maroc, soulignant que la première édition, qui s'est déroulée en 2001 à l'INSAP, était une occasion idoine pour les chercheurs en géologie du quaternaire, qui travaillent à l'échelle nationale, de débattre des questions liées à cette thématique.

Pour Abderrahim Mohib, archéologue préhistorien et archéologue au niveau du service régional de la culture à Kénitra, la plaine du Gharb a toujours connu une occupation pendant les périodes antiques, à savoir maurétanienne, phénicienne et romaine, citant dans ce sens des sites très connus pour le patrimoine culturel matériel marocain comme le site archéologique Banasa et celui de Thamusida, ainsi que des sites qui caractérisent l'occupation humaine pendant les époques médiévales comme la Kasbah de Mehdia. "L'ambition est donc de mettre en valeur ce patrimoine et d'échanger des nouveautés et des résultats scientifiques à l'échelle nationale et internationale en la matière, pour le développement durable de notre pays", a-t-il relevé.

Une panoplie de conférences est programmée pour cette 10 ème édition, notamment "Les formations quaternaires dans le bassin côtier de Tarfaya", "Le patrimoine archéologique, un pilier de développement régional, l'est-il vraiment?" et "Le site de Sidi Boughaba-Mehdia: un environnement fragile à protéger et un riche patrimoine à valoriser".

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