Sénégal: Situation de l'école sénégalaise - Le CUSEMS dresse un tableau sombre

20 Novembre 2019

Le directoire national du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (CUSEMS) a fait le point sur la situation de l'école publique sénégalaise. Et c'est pour s'indigner des lenteurs notées dans la matérialisation des accords inscrits dans le procès-verbal du 30 avril 2018.

Le cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire a rendu public hier, mardi 19 novembre, un communiqué pour faire le point sur la situation de l'école publique sénégalaise. Sans surprise, les camarades de Abdoulaye Ndoye s'indignent des lenteurs notées dans la matérialisation des accords.

En référence aux différents points inscrits dans le procès-verbal du 30 avril 2018, le directoire national du Cusems dénonce vigoureusement la persistance des lenteurs administratives, la surimposition des rappels et la généralisation des appels à candidatures aux postes de responsabilité vacants dans les établissements d'enseignement technique et professionnel, en violation des principes de la gestion démocratique.

Sur ce dernier point, il exige un retour rapide à l'orthodoxie et une matérialisation dans les plus brefs délais de l'accord relatif à la création du corps des administrateurs scolaires.

Sur les questions relatives à l'environnement scolaire, le Cusems s'offusque de «l'écrémage d'établissements mal lotis en infrastructures, en matériel didactique et en personnel enseignant au profit d'écoles souvent bien mieux lotis à tous égards».

En plus de l'absence de ces intrants pédagogiques nécessaires au développement d'une éducation de qualité, le Cusems réitère son souhait d'une effectivité de l'équité dans le secteur éducatif.

A ce titre, il regrette que des «établissements victimes sont délestés à la fois de leurs meilleurs élèves, et de Professeurs dont l'expérience et l'expertise profiteraient davantage aux pensionnaires desdits établissements ne disposant souvent pas du génie de leur pairs des écoles d'excellence, ni de l'environnement scolaire meilleur offert par ces dernières».

Constatant les nombreux dysfonctionnements déjà notés lors des commissions administratives paritaires d'avancement, le Cusems condamne que «nombre d'agents dont les fiches d'évaluation ont doublement été déposées par leur administration et par nos soins n'ont pu bénéficier d'avancements auxquels ils avaient droit faute d'un classement desdits documents dans leur dossier par des agents de la fonction publique dont, c'est une des missions».

Pour une année paisible, sans perturbations, les camarades de Ndoye exigent du Gouvernement, un système de rémunération juste et équitable et le reversement des MEPS dans le corps des Professeurs de Collège d'Enseignement Moyen en EPS (modification des décrets : 77-1177 du 30 avril 1977 ; 2018-803 du 30 avril 2018) et le recrutement des sortants des écoles de formation. Ils donnent à l'Etat la date butoir du 30 novembre 2019, pour le paiement de toutes les indemnités du BFEM et du BAC et le reversement de la deuxième et de la troisième tranche des Prêts DMC.

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