Congo-Brazzaville: Pluies diluviennes - Des pertes en vies humaines à Brazzaville

Les averses qui se sont abattues ces derniers temps sur la capitale congolaise ont causé la mort de trois personnes et de nombreux dégâts matériels, surtout dans les quartiers périphériques.

Dans la nuit du 17 au 18 novembre, la furie des eaux ruisselantes a causé la désolation à Brazzaville. Une femme, surnommée maman Ngala, a été retrouvée sans vie vers l'arrêt de bus la Ferme, sur l'avenue de l'Union africaine, au quartier Nkombo. A l'arrêt de bus Forage, dans le même quartier, la dépouille d'une femme enceinte de huit mois a été découverte, enfoncée dans du sable après la pluie qui s'est abattue dans la nuit du 19 au 20 novembre.

« L'érosion à l'arrêt de bus Forage, au quartier Nkombo, a duré au moins cinq ans. Plusieurs familles se sont déplacées involontairement parce qu'il y a plus de trente parcelles qui se sont déjà affaissées. Même le mur de clôture de la parcelle du chef du quartier 903, Matari, est emporté », a témoigné Gardel Akiéra, habitant de ce quartier.

De même, au quartier Massengo à l'arrêt de bus Bongho-Nouarra, un enfant de 14 ans a glissé dans un caniveau, alors qu'il revenait du cours d'éducation physique et sportive.

Dans le quatrième arrondissement Moungali, au quartier Sadelmi, un pylône de la ligne haute tension de la société Energie électrique du Congo (E2C) s'est effondré dans un ravin. Dans les parages, l'un des bâtiments de l'école primaire Itsali est menacé de s'écrouler.

De Djiri à Mfilou en passant par Talangaï, les bancs de sable et les eaux pluviales ont englouti des habitations et plusieurs familles se sont retrouvées sans abri, à l'instar de celles du quartier Kahounga, au lycée Thomas-Sankara.

Toujours au quartier Kahounga, deux pylônes haute tension de l'E2C sont menacés de tomber. Selon un habitant du quartier, la société sous-traitante n'a pas été à la hauteur des travaux de réhabilitation de ces installations.

Dans la plupart des arrondissements touchés, les érosions sont le fait du ruissellement des eaux pluviales .

Dans la commune de Kintélé, sur la route nationale n°2, jusqu'au quartier Ngamakosso, à Talangaï, y compris le tronçon qui mène du quartier PK à la Base, dans le septième arrondissement, les bancs de sable envahissent les chaussées et empêchent la circulation des véhicules. D'ailleurs, la station-service de la société Afric s'est inondée. Au quartier Domaine, en allant vers le lycée scientifique, dans le neuvième arrondissement, une érosion menace la quiétude de la population et des élèves.

Rappelons que l'ambassade des Etats-Unis, en collaboration avec les pouvoirs publics, avait entrepris une campagne de lutte contre les érosions à Brazzaville.

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