Congo-Brazzaville: Lutte contre l'insécurité alimentaire - L'amélioration des prix des denrées reste le principal défi

Les travaux du premier forum des parlementaires d'Afrique centrale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle se poursuivent à Brazzaville, avec les panels des experts. Invités au débat, les acteurs de la société civile ont insisté sur l'accès aux produits et au changement des habitudes alimentaires.

La menace de la faim inquiète de plus en plus les pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (Cééac), dont le conclave des parlementaires qui s'est ouvert mardi dans la capitale congolaise. Les élus veulent adopter une feuille de route commune pour armer les États à s'attaquer à la sous-alimentation.

Pour les spécialistes, le fléau de la faim trouve ses causes aussi bien du côté de l'offre de produits alimentaires sur le marché que du côté de la demande. L'offre de produits alimentaires au Congo, comme c'est le cas dans les autres pays de la sous-région, est faible pour répondre au besoin de la bonne alimentation nécessaire à la santé humaine.

Selon le Pr Thérèse Kinkela, spécialiste en alimentation et nutrition, la bonne alimentation implique la chaîne de production, son stockage, son transport, sa commercialisation. « Il y a également l'aspect du panier de la ménagère à prendre en compte, de l'achat en passant par la préparation pour ensuite arriver à la consommation. Il doit être respecté pour ainsi parvenir à une totale sécurité alimentaire », a souligné la nutritionniste.

Le Pr Thérèse Kinkela a plaidé en faveur de la création d'une entité publique chargée de promouvoir les bonnes habitudes nutritionnelles. D'après l'enseignante-chercheuse à l'Université Marien-Ngouabi, la future structure devrait accompagner le travail des ministères de l'Agriculture et de la Santé publique. De même, elle invite les pouvoirs publics à financer le laboratoire de recherche en nutrition humaine au sein de la Faculté des sciences.

C'est aussi le plaidoyer de Marguerite Homb, la présidente de la plate-forme Santé et nature, promotrice de la plante nutritionnelle et médicinale moringa. Pour elle, les autorités doivent appuyer les « agripreneurs » et ceux qui interviennent dans l'agro-sanitaire, en vue de faire face à la malnutrition chez les mineurs et les femmes. «L'Était doit pouvoir promouvoir l'esprit d'entreprendre dans le secteur agricole, le travail de la terre. Tout cela commence par l'école. Il faut donc insérer dans le programme scolaire, les activités agricoles pour préparer les enfants à aimer le travail de la terre », a souhaité la présidente de Santé et nature. Le forum des parlementaires sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle s'achève ce jeudi, et sera marqué par le lancement du réseau des alliances parlementaires.

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