Afrique: Développement durable, dette viable - trouver le juste équilibre

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L'Afrique subsaharienne fait face à un dilemme : financer ses besoins de développement ou remédier à sa vulnérabilité liée à la dette. Les pays de la région ont accompli des progrès remarquables au cours des deux dernières décennies, mais leurs besoins de développement restent importants.

La diminution de moitié de l'aide publique au développement (APD) versée à ces pays (de 4 % à 2 % du PIB entre les années 2000 et les années 2010) a accentué les difficultés de financement.

Pour réaliser les objectifs de développement durable à l'horizon 2030, un financement supplémentaire d'environ 20 % du PIB serait nécessaire chaque année alors que le niveau d'endettement public demeure élevé, à 55 % du PIB.

La conférence organisée conjointement par le FMI et le Sénégal, en partenariat avec l'ONU et le Cercle des économistes, fera intervenir de nombreuses parties prenantes dans un dialogue sur leur contribution respective au développement durable en Afrique subsaharienne.

Elle sera l'occasion de mettre en évidence les obstacles au développement durable (ou les lacunes à combler) et de proposer des solutions pour y mettre fin.

Il s'agira pour les participants de répondre notamment aux questions suivantes : que peuvent faire les autorités nationales pour accroître les recettes intérieures, rendre leurs dépenses plus efficientes et améliorer la gestion de la dette ?

Les partenaires pour le développement peuvent-ils trouver des ressources permettant de relancer l'APD et de financer ainsi des besoins de développement ?

Comment les emprunteurs et les créanciers peuvent-ils accroître la transparence de la dette et développer de nouveaux modes de financement privé ?

Dans le cadre d'un apprentissage entre les pairs, la conférence sera également l'occasion de présenter des exemples de réussite en matière de développement durable.

Débat 1 (séance parallèle) : développement et dette - où en sommes-nous ? Comment faire en sorte que l'investissement public donne de meilleurs rendements ?

Le débat portera sur les progrès des pays d'Afrique subsaharienne dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, sur le financement nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable et sur l'évolution récente de la dette dans la région.

Dans ce cadre, les participants échangeront des vues sur la manière dont l'État peut faire en sorte que l'investissement public donne de meilleurs rendements, que ce soit par des mesures de fiscalité intérieure, le recours à des redevances d'utilisation ou des améliorations des régimes fiscaux internationaux.

Débat 2 (séance parallèle) : développement et dette - comment accroître l'investissement privé intérieur et étranger ?

Le débat portera sur les possibilités de stimuler l'investissement privé intérieur et étranger dans l'optique d'atteindre plus rapidement les objectifs de développement durable sans imposer de charge supplémentaire sur les bilans du secteur public.

Les participants se pencheront sur les incidences de leurs activités dans les pays où ils sont présents.

Ils débattront également du cadre institutionnel nécessaire pour promouvoir une synergie gagnant-gagnant, notamment en ce qui concerne le climat des affaires et la réduction des risques liés aux investissements.

Débat 3 (séance parallèle) : financement des infrastructures - comment accroître les efforts conjoints déployés par toutes les institutions de développement ?

Le débat portera sur l'évolution du financement des projets d'infrastructure en Afrique subsaharienne, y compris au titre de l'aide publique au développement.

Les participants seront invités à donner leur avis sur la question de savoir si les partenaires « traditionnels » peuvent redynamiser leur participation aux projets d'infrastructure, sur la façon dont les nouveaux partenaires voient leurs activités dans ce domaine et sur la manière dont les partenaires traditionnels et plus récents peuvent joindre leurs efforts pour améliorer mutuellement leur efficacité au service des pays d'Afrique subsaharienne.

Débat 4 : que peut-on apprendre des succès ?

Le débat portera sur les mesures ou approches concrètes que les pays ou institutions ont mises en œuvre dans des domaines spécifiques où leurs résultats sont meilleurs que ceux de leurs pairs. Ces mesures pourraient concerner des financements publics ou privés du développement.

Débat 5 (séance parallèle) : comment rendre vraiment transformateurs les financements privés novateurs ?

Le débat portera sur de nouvelles approches du financement privé qui permettraient de répondre aux besoins de développement sans accroître la vulnérabilité liée à la dette publique. Les participants se pencheront sur les progrès accomplis jusqu'à présent dans le cadre du Pacte avec l'Afrique et de diverses initiatives de « financement panaché » ou de « réduction des risques » : ils seront invités à envisager de nouvelles mesures qui permettraient d'accroître les financements novateurs et de les rendre vraiment transformateurs.

Débat 6 (séance parallèle) : comment mieux dépenser et mieux financer ?

Le débat portera sur les mesures qui permettraient de veiller à ce que les ressources empruntées soient affectées à des investissements à rendement élevé, y compris la sélection des projets d'investissement et l'établissement de leurs priorités, ainsi que le renforcement de l'efficacité des dépenses. Les participants seront encouragés à examiner comment renforcer les capacités institutionnelles des pays bénéficiaires dans ces domaines, notamment en débloquant les connaissances des banques multilatérales de développement en matière de projets d'investissement, et comment les pays d'Afrique subsaharienne peuvent obtenir des conditions de financement aussi favorables que possible.

Débat de clôture : renforcer les partenariats

Les participants examineront comment améliorer la coopération entre les principales parties prenantes afin d'accélérer les progrès vers les objectifs de développement durable sans accroître la vulnérabilité liée à la dette. Les autorités nationales, les partenaires pour le développement et le secteur privé devront tous redoubler d'efforts ensemble pour atteindre ce double objectif.

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