Sénégal: La CIDE fête ses 30 ans - Les mineurs célébrés au Monument de la Renaissance

21 Novembre 2019

Le 30e anniversaire de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE) a été célébré hier, mercredi 20 novembre, au Monument de la Renaissance africaine. Une occasion pour la coordonnatrice de la Cellule d'appui à la protection de l'enfant (CAPE) de revenir sur les avancées mais aussi les défis auxquels ils sont confrontés pour le retrait définitif des enfants de la rue.

Retirer de manière définitive les enfants de la rue, tel est l'objet de la célébration du 30e anniversaire de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE) au Sénégal.

Au Monument de la Renaissance africaine, les enfants ont été fêtés et magnifiés par des organisations nationales et internationales.

Lors de cette manifestation, la coordonnatrice de la Cellule d'appui à la protection de l'enfant (CAPE), Ramatoulaye Ndao, n'a pas manqué de souligner les défis auxquels ils font face pour retirer les enfants de la rue.

Selon la coordonnatrice, malgré toutes les avancées, «les enfants sont malheureusement encore victimes d'abus et d'exploitation».

Et pour y mettre fin, la coordonnatrice annonce que la dynamique partenariale qui a été enclenché avec l'UNICEF et les autres partenaires leur permettra de travailler de façon plus ordonnée.

«Si nous voulons venir à bout, ne serait-ce que pour le phénomène des enfants de la rue, il faut que nous travaillions tous ensemble. Il faut une approche concertée qui puisse, dans la pérennité, nous permettre d'avoir des résultats durables».

La présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), Aminata Touré, qui a pris part au 30e anniversaire, à côté du ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, place les parents au cœur cette initiative de retrait des enfants de la rue.

Pour Aminata Touré, «il faut que nous sensibilisions les familles pour que les enfants soient épanouis au sein de leurs familles. Qu'ils y apprennent le Coran, aller à l'école ou apprendre un métier».

Plus loin, Mimi Touré confie que «pour retirer définitivement les enfants de la rue, il faut une mobilisation communautaire, religieuse et sociale.

Mais d'abord il faut mobiliser les parents pour qu'ils exercent leur responsabilité parentale pour la survie de l'enfant». Aujourd'hui, «si les enfants sont dans la rue, c'est parce que certains parents ont croisés les doigts», renchérit la coordonnatrice de la CAPE.

Pour les protéger, améliorer leur condition de vie, la présidente du CESE affirme que le président de la République a mis la question des enfants au cœur de ses politiques, dès son arrivée au pouvoir, avec la survie de l'enfant d'abord, la gratuité des soins pour ceux âgés de 0 à 5ans, les bourses familiales pour soutenir la famille mais également les enfants.

Le 30e anniversaire de la CIDE a été une occasion pour Ramatoulaye Ndao de lancer un appel au gouvernement, aux Organisations non gouvernementales (ONG) et à la société civile à travailler main dans la main afin de mettre fin aux violences faites aux enfants.

«Pour ce faire, il faut que nous changions de paradigmes et que nous puissions aller de façon plus coordonnée dans nos interventions», conclut-elle.

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Plus de: Sud Quotidien

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