Sénégal: 30e anniversaire de la CIDE - Le pays au défi des 307 recommandations du comite de l'ONU sur les droits de l'enfant

21 Novembre 2019

Le Sénégal a célébré le trentenaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE - CRC@30). A cet effet, un atelier de concertation nationale sur la mise en œuvre de la CIDE et autres traités sur les droits de l'enfant, s'est tenu, hier mercredi, dans le but de faire le bilan afin de renouveler l'engagement et relever les défis pour que chaque enfant grandisse en famille et en sécurité.

Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies, le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) constitue le premier instrument juridique qui amène les Etats à considérer l'enfant comme sujet de droits et à veiller à leur application.

C'est dans cette mouvance, qu'une concertation nationale sur la mise en œuvre de la CIDE et autres traités sur les droits de l'enfant, s'est tenue, hier mercredi, en vue de partager l'état de mise en œuvre des 307 recommandations du Comité des Nations unies sur les droits de l'enfant.

Niokhobaye Diouf, directeur de la Promotion des droits et de la protection des enfants, est revenu sur les recommandations phares de cette rencontre. «Ce sont des recommandations qui traversent toute la période des 30 ans de la Convention, depuis son adoption par le Sénégal en 1990 jusqu'à maintenant.

Elles concernent les mesures d'application générale mais aussi les mesures spécifiques en terme de protection dans le domaine du travail des enfants, de l'intérêt supérieur des enfants mais également dans le domaine de la législation concernant certains paramètres qui sont un peu en contradiction avec ce qu'on a dans les autres textes nationaux comme les questions de l'âge du mariage des enfants, de l'excision, de l'exploitation... », dit-il.

Avant d'ajouter que, concernant ces «recommandations qui ont été formulées par le Comité, beaucoup d'entre elles ont été déjà prises en charge, certaines sont cependant en cours d'exécution et il y en a d'autres qui ne sont pas encore exécutées. Et c'est ça les défis».

Sidy Gueye, Secrétaire générale du Ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants, souligne qu'en ratifiant la CIDE, le 31 juillet 1990, notre pays s'est engagé à respecter les droits fondamentaux de tous les enfants, sans aucune forme de discrimination.

«De nombreux efforts ont été déployés en ce sens, notamment au plan législatif avec le renforcement du cadre juridique de protection des enfants, mais surtout au plan institutionnel avec la création de structures dédiées à la promotion et à la protection des Droits de l'Enfant».

Et d'ajouter que pour sa mise en œuvre, un Système national intégré de protection de l'enfant a été mis en place.

Il s'agit d'un «mécanisme de coordination constitué de Comités de protection de l'enfant à toutes les échelles d'intervention, des Schémas intégrés de prises en charge spécifiques à chaque Comité de protection de l'enfant, ainsi que des Standards minimaux, élaborés de manière consensuelle avec l'ensemble des acteurs du secteur, puis adoptés par la CEDEAO comme Référentiel unique de prise en charge des enfants en situation de mobilité.»

Selon les autorités, cette volonté soutenue des pouvoirs publics à protéger les droits de tous les enfants a connu un tournant décisif, le 27 décembre 2013, avec l'adoption d'un Document de politique nationale spécifique à l'enfance: la Stratégie nationale de protection de l'enfant (SNPE).

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