Congo-Brazzaville: Dialogue national - La société civile met en place un groupe de travail

Dans le cadre des consultations qu'il a initiées depuis un moment, en prélude à la tenue de la concertation nationale, le Conseil national du dialogue (CND) a échangé, le 20 novembre à Brazzaville, avec la société civile, pour solliciter son avis sur la tenue de ces assises. Après avoir acté sa participation à ces assises, la société civile et le CND ont mis sur pied une équipe à travers laquelle les doléances seront soumises.

Comme cela s'est fait avec les acteurs politiques et les confessions religieuses, la rencontre du CND avec la société civile, regroupant les organisations non gouvernementales (ONG) de défense des droits de l'homme et les associations de toute obédience, visait à recueillir leur avis sur l'organisation du dialogue national. La société civile a relevé, lors des échanges, la nécessité d'organiser ces assises, assurant le CND de sa participation.

« Nous sommes venus vers vous pour solliciter votre avis sur le dialogue qui profile à l'horizon. Vous êtes des Congolais et avez le droit de prendre part à cette concertation politique afin que vous vous exprimiez librement et soumettiez vos doléances à qui de droit », a souligné le directeur de cabinet du secrétaire permanent du CND, Joseph Christian Dzinga Boubanga, qui a conduit la délégation.

Pour ce faire, les deux parties ont mis sur pied un groupe de travail conjoint à travers lequel ces ONG et associations soumettront leurs doléances à débattre lors de ces assises.

La réunion boycottée par une plate-forme d'ONG

Si la majorité des ONG et associations s'est prononcée en faveur de la tenue du dialogue, une frange d'autres a quitté spontanément la salle. Conduites par Joe Washington Ebina et Trésor Nzila, deux personnalités très critiques vis-à-vis du pouvoir, ce cartel d'associations composé, entre autres, de la Fondation Ebina, de l'Observatoire congolais des droits de l'homme et du Mouvement citoyen Ras-le-bol, estime avoir soumis depuis 2018 ses préalables aux autorités.

Selon ces ONG, le général Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et d'autres, qu'ils appellent "prisonniers politiques", doivent être libérés avant le dialogue.

« Les organisations de la société civile qui œuvrent pour la défense des droits de l'homme et de la démocratie avaient, depuis 2018, établi un document sur la tenue du dialogue national. Nous sommes pour le dialogue, à condition que nos préalables soient entendus. Il s'agit en priorité de la libération des prisonniers politiques, parce qu'on ne le dialogue qu'avec qui on a un différend », a souligné Joe Washington Ebina, à sa sortie de la salle.

Ntumi doit sortir avant le dialogue

Dans la foulée, une ONG œuvrant dans le Pool a fait savoir que la population de ce département a émis le vœu que Frédéric Bintsamou dit pasteur Ntumi sorte de la forêt, avant la tenue de cette concertation, afin qu'elle soit assurée du retour véritable de la paix dans cette partie du pays.

Répondant à cette préoccupation, le directeur de cabinet du secrétaire permanent du CND a assuré que l'ex-chef rebelle sera associé à ces assises.

« Ntumi ne doit pas être occulté de ce dialogue. Le secrétaire permanent du Conseil national du dialogue réfléchit tous les jours à cette question, afin de l'aborder avec méthode. A peine hier, une délégation du pasteur Ntumi a conféré avec nos services », a précisé Joseph Christian Dzinga Boubanga.

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