Congo-Brazzaville: Mœurs - La dépigmentation de la peau, une pratique dangereuse

Répandu en Afrique et plus particulièrement au Congo depuis quelques années, le phénomène mérite des réflexions et des discutions profondes.

Si le beurre de karité suffisait autrefois pour avoir une peau lisse, brillante et uniforme, la civilisation et la modernité sont des facteurs qui parfois, lorsqu'elles sont mal comprises, font disparaître nos valeurs culturelles. Par la dépigmentation, les Congolais, hommes et femmes, sont inconsciemment en train de perdre une grande partie de leur identité, de leur fierté et de leur couleur d'ébène. Il devient de plus en plus difficile d'identifier un teint clair naturel et un teint artificiel car la propagation des produits dépigmentant envahit notre société en laissant un impact négatif.

Des plus instruits aux analphabètes, nombreux sont ceux qui veulent se faire blanchir la peau à tout prix, les pommades à base d'hydroquinone et de corticoïdes étant les plus sollicitées.

« Nous savons que ce sont des produits qui ont des conséquences néfastes sur la santé mais nous n'y pouvons, rien puisque nous ne répondons qu'aux besoins de nos clients », a confié Alassane, propriétaire et vendeur dans une boutique cosmétique au cœur de Ouenzé, cinquième arrondissement de Brazzaville.

Pour Harmonie, une cliente, « c'est quand même déplorable aujourdh'ui de constater que les Congolais sont toujours complexés par la peau noire, pourtant si belle, et que se faire éclaircir la peau avec des produits extrements depigmentant tue à petit feu ».

Et si les autorités habilitées se penchaient sérieusement sur la vente des produits de beauté dangereux, dans le cadre d'un processus légal en lien avec les importateurs ? D'autres pays, comme le Rwanda, ont mis en garde contre l'importation de produits de beauté non homologués afin de préserver les citoyens contre les phénomènes qu'ils peuvent engendrer.

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