Ile Maurice: Chagos - Maurice a déjà tiré une première salve contre l'Angleterre

22 Novembre 2019

«Nous n'avons aucune raison d'avoir peur des répercussions.» Dans une déclaration à la presse, après la première séance parlementaire, hier, le jeudi 21 novembre, Pravind Jugnauth a démontré que Maurice n'entend pas fléchir sur le combat pour la souveraineté des Chagos. Et c'est la première fois qu'un membre du gouvernement, et non des moindres, confirme officiellement que le pays a déjà enclenché une étape. Celle de s'opposer à la participation de l'Angleterre en tant que membre représentant l'archipel des Chagos sous le British Indian Ocean Territory.

Le chef du gouvernement explique qu'avec l'avis consultatif de la Cour internationale de justice, qui précise que l'archipel des Chagos est un territoire mauricien, la Commission des thons de l'océan Indien ne pouvait reconnaître l'Angleterre comme membre. Notamment à cause de l'administration qu'elle exerce sur cet archipel.

Les représentants de Maurice ont fait une demande officielle en ce sens lorsque s'est déroulée la 23e session de la Commission des thons de l'océan Indien à Hyderabad, en Inde, du 17 au 21 juin dernier. «Nous avons d'autres actions que nous voulons entreprendre. Nous procédons par étapes. Nous luttons pour que nos droits soient respectés», soutient le Premier ministre.

Poursuivant dans sa déclaration à la presse, Pravind Jugnauth a rappelé que le voyage dans l'archipel des Chagos était toujours d'actualité mais que «nous n'avons pas les capacités d'organiser ce voyage localement». «Il nous faut une grosse préparation», ajoute-t-il.

Un peu plus tôt hier, juste après la prestation de serment des parlementaires, le Premier ministre a aussi fait une déclaration sur le dossier Chagos. Ce vendredi 22 novembre marque en effet la fin du délai de six mois accordé aux Anglais pour qu'ils mettent un terme à leur administration sur l'archipel, suivant la résolution de la Cour internationale de justice, le 22 mai.

Le chef du gouvernement n'a pas mâché ses mots envers l'administration britannique. Il affirme comprendre que l'Angleterre ne compte pas obtempérer malgré l'avis consultatif de la Cour de justice. «Le gouvernement mauricien est profondément déçu par la position adoptée par les Britanniques. Ils n'ont pas l'intention de se retirer et ont choisi de rejeter l'avis consultatif et la résolution. This situation leaves the United Kigndom as an illegal colonial occupier», a affirmé Pravind Jugnauth.

Il a soutenu que des arguments non-fondés ont été avancés par l'Angleterre pour tenter de justifier son refus de délaisser l'administration de l'archipel. «Encore une fois, nous répétons qu'à Maurice, nous reconnaissons pleinement la base militaire américaine qui se trouve sur l'archipel. Nous sommes prêts à trouver un accord avec les Américains», ajoute le Premier ministre.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: L'Express

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.