Afrique: Réchauffement climatique - Limiter la pollution des appareils ménagers

La demande croissante en climatiseurs et en réfrigérateurs menace d'accélérer le réchauffement climatique, mais de nouvelles directives pourraient contribuer à réduire les émissions en établissant des normes de performance claires pour les nouveaux appareils.

Le nouveau modèle des lignes directrices pour les climatiseurs individuels et les réfrigérateurs fournit un outil aux pays en développement et aux économies émergentes pour établir des lois et des politiques exigeant que les nouveaux appareils ménagers soient efficaces en énergie et utilisent des réfrigérants ayant un potentiel de réchauffement planétaire plus faible.

Si des efforts ambitieux conformes aux lignes directrices sont poursuivis dans l'ensemble de l'Afrique, cela permettrait l'économie de quarante térawattheures d'électricité à l'horizon 2030, soit l'équivalent de la production de près de vingt grandes centrales électriques et d'un coût de 3,5 milliards de dollars en factures d'électricité, et la réduction de vingt-huit millions de tonnes d'émissions de CO2. Le refroidissement est essentiel pour la santé des êtres humains, la productivité, la fabrication, les centres de données et la recherche. Mais la croissance prévue accélérera le changement climatique si nous ne changeons pas notre approche.

Les unités de refroidissement typiques ont besoin d'électricité et d'un gaz réfrigérant pour fonctionner. Lorsque l'électricité provient de centrales à combustibles fossiles, ce qui est le cas de près de 75% de l'électricité dans les pays non membres de l'OCDE, elles émettent des gaz à effet de serre et de la pollution atmosphérique.

À l'échelle mondiale, on estime que 3,6 milliards d'appareils de réfrigération sont utilisés aujourd'hui et l'on prévoit que ce chiffre passera à 9,5 milliards d'appareils d'ici à 2050. Si le refroidissement est fourni à tous ceux qui en ont besoin dans un monde qui se réchauffe, et pas seulement à ceux qui peuvent actuellement se le permettre, jusqu'à quatorze milliards d'appareils de refroidissement seraient nécessaires d'ici à 2050.

La consommation d'électricité varie considérablement, mais sur certains marchés non réglementés, les appareils de réfrigération ménagers consomment plus de mille kilowattheures(kWh) d'électricité par an, alors que certains des meilleurs en consomment environ un quart.

Des normes minimales peuvent faire une réelle différence

Les normes minimales de rendement énergétique et l'étiquetage énergétique, si elles sont bien conçues et mises en œuvre, sont parmi les approches les plus rapides et les plus efficaces pour améliorer l'efficacité énergétique. Pourtant, bien que des dizaines de pays aient des normes minimales de rendement énergétique et des labels énergétiques, beaucoup sont dépassés ou non appliqués. L'inadéquation des normes et des étiquettes rend les pays vulnérables en tant que décharges pour les produits qui ne peuvent être vendus ailleurs. En produisant des directives claires, les lignes directrices peuvent garantir l'efficacité des normes et des labels.

Outre le profil énergétique, de nombreux réfrigérants ont un potentiel de réchauffement planétaire qui est bien plus de mille fois plus puissant que le dioxyde de carbone. En vertu de l'amendement de Kigali au protocole de Montréal, les pays réduiront progressivement les réfrigérants à base d'hydrofluorocarbures, un type de gaz au pouvoir réchauffant, de plus de 80 % au cours des trente prochaines années. Les avantages pour le climat sont considérables par l'amélioration de l'efficacité énergétique tout en réduisant progressivement les hydrofluorocarbures. Selon les dernières études, l'adoption de meilleures technologies de refroidissement disponibles permettrait de réduire les émissions cumulées de trente-huit à soixante gigatonnes d'équivalent CO2 d'ici à 2030 et de cent trente à deux cent soixante gigatonnes d'équivalent CO2 d'ici à 2050.

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