Afrique: La présidente de l'Ethique plaide pour une Afrique industrielle

22 Novembre 2019

C'est sous le thème : « Positionner l'industrie africaine pour l'approvisionnement du marché de l'AfCTA », que s'est tenue la deuxième édition de la « Semaine Africaine de l'Industrialisation », le mercredi 20 novembre 2019, en présence de Sahle Work Zewole, présidente de la République Fédérale d'Ethiopie, dans la salle des conférences Mandella Hall, au siège l'Union Africaine, à Addis-Abeba.

Elle était organisée par la Commission de l'Union Africaine, à travers son département du Commerce et de l'Industrie, en collaboration avec le Centre International de Commerce basé à Genève (ICT), et le gouvernement éthiopien.

Cette rencontre était marquée par la présence de plusieurs hôtes de marque: Arancha Gonzalez, Directrice Exécutive d'ICT, Aurélia Calabaro, Représentante régionale de l'UNIDO (Organisation Mondiale pour l'Industrie), Albert Muchanga, commissaire du département du Commerce et de l'industrie de l'UA, le vice-ministre des Affaires étrangères et de l'Economie de Corée du Sud, etc.

Dans son allocution d'ouverture, Sahle Work Zewele a rappelé que l'Afrique est un continent avec un potentiel humain et naturel immense. Selon elle, son pays a jusque-là rempli sa part du contrat dans la mise en œuvre de la ZLECAF (Zone de Libre Echange Continental Africaine) et qu'il est temps que tous les membres affiliés s'impliquent dans la politique de l'intégration économique africaine.

La présidente d'Ethiopie s'est félicitée de l'engagement de son pays dans un vaste programme d'industrialisation, grâce à un certain nombre de réformes adoptées jusqu'à l'horizon 2025, lesquelles visent l'aménagement d'un environnement propice aux investissements et à leur accroissement. C'est dans ce cadre que sont prévues la création des parcs agro-industriels, la promotion de nouvelles technologies de l'information et de la communication, du tourisme, du commerce, etc.

Pour finir, elle a émis le vœu de voir les Etats membres de la ZLECAF placer l'industrialisation au cœur de leurs agendas de développement.

Pour sa part, la directrice régionale de l'ONUDI, Aurélia Calabaro, a fait savoir que cette journée de l'industrialisation était une opportunité pour les gouvernants d'Afrique de renforcer le dialogue entre leurs Etats dans le cadre de la Zlecaf. Elle a souligné que cet accord était le passage obligé, pour les Africains, pour cheminer ensemble dans la voie du développement, en créant et multipliant les chaines des valeurs régionales.

Aurélia Calabaro a indiqué que l'Afrique ne pourrait réaliser la « quatrième révolution industrielle » si elle ne maitrise pas la technologie de pointe. Elle a toutefois reconnu que malgré les nombreux défis auxquels elle est confrontée, l'Afrique se présente comme un continent plein de promesses.

Intervenant à son tour, Arancha Gonzalez a relevé que c'est depuis 1989 que les Nations Unies et la Commission de l'Union Africaine (CUA) avaient décrété le 20 novembre « Journée Africaine de l'Industrialisation ». Elle a, à son tour, martelé que l'accord de libre échange continental ne saurait réellement porter ses fruits sans la prise en compte de l'intégration régionale, qui est un ingrédient essentiel à l'industrialisation à l'échelle du continent.

C'était le lieu, pour elle, de rappelle aussi que cet accord constitue un signal fort à l'endroit des investisseurs locaux et étrangers.

A son avis, le temps de passer à l'étape décisive de l'intégration économique africaine a sonné, car le secteur manufacturier est une composante essentielle de l'industrialisation. D'où, il est important de prendre en compte les règles de transparence édictées par l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce) sur la facilitation des investissements, d'investir massivement dans l'économie numérique pour favoriser la création d'emplois des jeunes, d'investir dans des politiques économiques adaptées aux réalités africaines, etc.

Albert Muchanga a aussi rappelé que cela faisait 30 ans que la date du 20 novembre avait été consacrée « Journée Africaine de l'Industrialisation».

Cette année devait confirmer l'engagement des Etats africains à considérer l'industrialisation comme le levier essentiel de la transformation structurelle de l'Afrique. Le Commissaire au Commerce et à l'Industrie de la CUA a fait savoir que le moment était venu d'accélérer la conclusion des partenariats commerciaux entre l'Afrique et le reste du monde.

Dans le même ordre d'idées, il a indiqué que le secteur privé serait l'un des principaux moteurs de l'industrialisation en Afrique. Expliquant, la portée du thème de cette année, il a fait savoir son souhait le plus ardent de voir, qu'à travers la zone de libre-échange continentale un plus grand nombre d'échanges puissent, se faire, d'où le thème: Positionner l'industrie africaine pour approvisionner le marché de l'AfCTA »

Pour sa part, la Commission de l'Union Africaine s'est engagée, depuis quelques années, dans le développement des compétences, avec la mise en place de l'Association panafricaine des manufactures. Des travaux sont en cours pour conclure un mémorandum avec l'Organisation des zones franches d'Afrique, afin de faciliter l'accès aux financements, la lutte contre la corruption ainsi que la création d'infrastructures liées au commerce, etc.

Le vice-ministre des Affaires économiques de la Corée du Sud a renouvelé l'engagement de son pays à accompagner le continent africain dans son combat pour l'industrialisation et l'intégration économique.

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