Cameroun: Patrimoine - L'héritage camerounais en partage

C'est l'objectif de la fondation AfricAvenir, à travers une rencontre internationale prévue à partir du 25 novembre.

« Nous voulons dire aux Camerounais : voici votre mémoire collective. Pour la première fois, vous avez l'histoire du Cameroun racontée dans les langues camerounaises par les Camerounais qui ont été les témoins de l'histoire. » L'histoire dont parle le prince Kum'a Ndumbe III, président de la fondation AfricAvenir International, c'est la colonisation allemande. Une histoire pour laquelle l'éminent chercheur a monté un groupe de travail avec des collègues en 1981 à l'université de Yaoundé, afin de parcourir le Cameroun et recueillir les témoignages de 176 vieillards. 38 ans après, il est donc question de mettre ce travail, aujourd'hui publié sous la forme de 20 premiers ouvrages (40 volumes au total sont prévus), à la disposition de la communauté nationale et internationale. Ce sera lors de la deuxième rencontre internationale de Douala, du 25 au 27 novembre 2019, sur la « restitution de la mémoire collective africaine, source de l'innovation d'une Afrique en marche - le Cameroun profond témoigne et alerte ».

Une rencontre, après celle de 2016, qui s'inscrit dans la philosophie des deux piliers d'AfricAvenir : héritage et innovations. En effet, il s'agira aussi, au-delà de la présentation des 20 livres, de se pencher, à travers échanges et ateliers, sur la renaissance africaine. Et l'un des canaux est l'Ecole doctorale créée par la fondation. Un établissement où la construction humaine et intellectuelle s'appuie sur les savoirs africains, qui a reçu l'autorisation du Minesup de devenir l'Institut supérieur des Sciences sociales et de Technologie pour la Renaissance africaine (Isstra). Les thèses des étudiants de cette école seront disponibles pendant le colloque. L'Isstra sera logé à Douala dans l'immeuble de la Renaissance africaine, autre projet qui sera exposé lors des assises de la semaine prochaine.

Il sera également question de mettre en exergue le travail réalisé à la bibliothèque Cheikh Anta Diop, riche de 7 000 livres couvrant la période de 1846 à nos jours. Les participants et visiteurs découvriront ainsi les quelque 300 vieux ouvrages sauvés grâce à l'expertise locale. Parlant d'expertise locale, quelques jeunes inventeurs seront présents lors de la rencontre internationale au siège d'AfricAvenir à Bonabéri à l'occasion d'une journée portes ouvertes organisée le 27 novembre. Une volonté de mettre en avant le savoir africain, chemin par lequel passe le développement du continent

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