Angola: Investir dans l'éducation

Luanda — L'éducation constitue un pilier fondamental du développement et du renforcement de toute Nation, car une société sans éducation ne se développe pas.

En effet, c'est avec les savoirs scientifiques qu'un peuple peut être formé et conduit correctement et en toute sécurité vers la découverte et l'interprétation des phénomènes du monde extérieur.

Seule l'éducation peut permettre à une société de créer des conditions favorables pour la formation des citoyens conscients de leurs devoirs, droits et de leurs obligations envers l'État.

En Angola, l'éducation est un droit acquis, stipulé par la Constitution qui institue la gratuite dans l'enseignement primaire (de la maternité à la 6e année.)

Bien que l'éducation soit gratuite, le pourcentage d'enfants non scolarisés reste élevé en raison du manque d'écoles et du nombre insuffisant d'enseignants.

Les données du gouvernement indiquent que jusqu'à présent, l'Angola compte 78.000 enseignants pour un univers de plus de dix millions d'élèves dans les réseaux public et privé.

Cela représente donc, un ratio inquiétant, équivalent à environ 128 élèves par enseignant, dans un pays où le taux d'analphabétisme reste élevé (près de 30%).

Avec ces indicateurs, il est donc impérieux de réfléchir urgemment sur la qualité et sur les défis de l'enseignant, alors que le pays célèbre la Journée de l'enseignant ce 22 novembre.

La réalité de la vie quotidienne montre qu'être enseignant en Angola reste une tâche "épineuse", compte tenu des nombreux problèmes et défis de ce métier.

Les enseignants font face à de nombreuses difficultés, telles que le manque de salles de classe, de laboratoire, des salles surchargées avec plus de 80 élèves.

Pour remédier à ces problèmes, le gouvernement a investi dans la construction de nouvelles salles de classe et dans le recrutement de plusieurs enseignants par le biais de concours publics.

Malgré les efforts déployés par les autorités pour améliorer les performances des enseignants, il est très important, il est de plus en plus nécessaire d'accroître les recettes destinées au secteur de l'éducation.

Le pays doit redécouvrir la voie du développement économique et social, des objectifs qui ne seront atteints que par une société en bonne santé et bien instruite.

Au cours des cinq dernières années, il y a des signes clairs de la part de l'État visant l'amélioration dans l'éducation, à titre d'exemple l'augmentation progressive du budget de l'éducation dans le Budget général de l'État.

Dans la proposition du Budget de l'État pour 2020 (examinée par le Parlement), par exemple, le gouvernement propose d'allouer 71 796 040 822 de kwanzas au secteur de l'éducation.

Sur ce montant, 12 972 540 654,00 (18,07%) devraient être consacrés à la gestion et à la formation du personnel enseignant.

L'augmentation des fonds consacrés à l'éducation représente un pas important pour le secteur, qui pendant de longues décennies a été sous-évaluée par la société et parfois même marginalisée.

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