Sénégal: Les ICS, "pionnières" de la RSE au Sénégal, ont désormais "un peu plus d'ambition" (DG)

Mboro — Les Industries chimiques du Sénégal (ICS) ont renoué avec la responsabilité sociétale d'entreprise (RSE), dont elles sont les "pionnières" au Sénégal, avec l'ambition d'en faire "un peu plus", a indiqué mercredi son directeur général Alassane Diallo.

Relevant que les ICS, pionnières de la RSE au Sénégal, avaient fait beaucoup de réalisations, mais "pendant les années de crise", elles "n'avaient plus les moyens de le faire", a noté M. Diallo, précisant que l'entreprise a désormais "un peu plus d'ambition en matière de RSE".

"Nous allons voir ce qu'il est possible de faire pour renforcer nos efforts", a-t-il assuré, lors d'une cérémonie de remise de médicaments, de matériel scolaire et sportif aux quatre communes de l'arrondissement de Méouane.

Selon lui, l'entreprise née en 1977 et qui a démarré son activité en 1984, avait déjà commencé à faire de la RSE dans les années 1960 à 1970, alors qu'elle était la Compagnie des phosphates de Taïba. Créée en 1957, cette première société avait démarré son exploitation en 1960.

Ce sont les ICS qui avaient construit le lycée de Mboro qu'elles avaient transféré à l'Etat, a noté le DG, d'après qui, elles ont aussi contribué à réaliser "beaucoup d'infrastructures" dans la zone.

"Tous les jours nous distribuons (gratuitement) de l'eau à 30.000 personnes", a-t-il poursuivi. L'entreprise se targue également d'être la seule à faire des commandes à hauteur de 50 milliards de francs CFA par an, auprès d'entreprises sénégalaises et à autoriser des producteurs à cultiver dans sa mine.

En 2014, les ICS en crise, avaient été recapitalisées par le groupe indien Indorama, qui a réhabilité l'outil de travail, racheté une partie des dettes de l'entreprise et permis une augmentation de la production.

L'entreprise avait ainsi produit en 2018 1,782 million de tonnes, production record des 15 dernières années, ainsi que 549.000 tonnes d'acide phosphorique, un record sur la même période. Les productions d'engrais augmentent aussi année après année, selon le directeur général.

Des investissements à hauteur de "centaines de millions de dollars" ont été consentis dans le fleuron de l'industrie sénégalaise, si bien que l'image des ICS est devenue "solide", a-t-il assuré.

L'installation, en 2017, d'une centrale électrique d'un coût de 40 millions de dollars, l'a rendue autonome en électricité et lui permet de vendre l'excédent à la Senelec.

Aujourd'hui, les installations sont "dans un meilleur niveau technique", et l'industrie a "une meilleure production" qui dit-il ne cesse d'augmenter depuis 2015.

"Nous nous battons pour qu'année après année la production augmente et que nous puissions recruter plus de jeunes, faire plus dans la responsabilité sociétale d'entreprise et d'une manière générale, de jouer notre rôle dans l'économie du pays", a dit le DG.

Selon lui, les ICS s'évertuent à jouer leur rôle consistant à faire rentrer des devises dans le pays et à développer le tissu de PME et PMI.

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