Cameroun: Riz, maïs, Poisson - Comment réduire les importations

Le 3e Cameroon Investment Forum lance hier à Douala, en présence du ministre Gabriel Dodo Ndoke, représentant personnel du PM.Ambiance des grands jours hier, 27 novembre, à la Maison du parti de Bonanjo, à l'occasion de la cérémonie solennelle d'ouverture de la troisième édition du Cameroon Investment Forum (CIF), l'événement phare de l'Agence de Promotion des Investissements (API).

Représentant personnel du Premier ministre chef du gouvernement, le ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique, Gabriel Dodo Ndoke, était accompagné des ministres Luc Magloire Mbarga Atangana du Commerce, et Dr Taïga de l'Elevage, des Pêches et des Industries animales, pour lancer cette édition. Thème central retenu de cette édition : « L'industrialisation à travers l'import substitution », notamment en ce qui concerne les filières riz, maïs et poisson. Pour Marthe Angéline Minja, directeur général de l'API, du fait de l'importation massive de ces trois denrées, le Cameroun a dépensé un peu plus de 702 milliards de F, soit 20% de ses dépenses d'importation, 1/3 du déficit de sa balance commerciale et un manque à gagner de 443 milliards entre 2008 et 2015.

Un véritable paradoxe au regard de ses potentialités. D'où la volonté de l'API d'inverser la tendance dans les filières concernées. Concrètement, en mettant en exergue des partenariats dans ces segments, pour accroître la production locale et envisager ainsi de réduire la facture alimentaire, le déficit de la balance commerciale, et à terme, faire du Cameroun un exportateur de ces denrées au niveau sous-régional tout en assurant son autosuffisance alimentaire. Gabriel Dodo Ndoke, tout en revenant sur cette extraversion pernicieuse de notre économie et la saignée financière qui en découle, appelle à un accroissement de la production domestique, avec en prime un accent à mettre sur la transformation industrielle à l'horizon 2030. Il s'agit de substituer les importations des produits manufacturés provenant de l'extérieur pour une production nationale de qualité permettant au Cameroun de gagner indépendance. Ce salon est donc l'occasion idoine pour un échange et un partage d'expérience, pour le développement des filières cibles de croissance. Et d'appeler les investisseurs à améliorer leur connaissance du potentiel économique du Cameroun et des opportunités existantes.

Le panel ministériel qui a suivi a donné l'occasion aux ministres présents, à la Chambre de Commerce, de présenter les efforts faits pour inverser la tendance, les stratégies mises en place ici et là, les opportunités etc. Tous sont tombés d'accord et le public présent avec, sur l'urgence d'intéresser et attirer les investisseurs en réunissant les conditions nécessaires pour leur installation, promouvoir nos productions en les rendant attractifs, disponibles et accessibles et surtout, tirer les leçons des errements d'hier, et mettre résolument le cap sur la croissance du Cameroun et lui permettre in fine, d'atteindre l'émergence à l'horizon fixé.

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