Cote d'Ivoire: Accompagnement des Startups - "Smile Ci" lance son nouveau laboratoire d'innovation

28 Novembre 2019

Nombreux sont les jeunes entrepreneurs qui peinent à obtenir des financements de leurs projets. "Smile Ci" plateforme d'accompagnement des pépites africaines vient de trouver une solution.Le 27 novembre, au Pullman hôtel, au Plateau, en présence de nombreux investisseurs, d'incubateurs et de jeunes entrepreneurs, cette structure a présenté son nouveau produit comportant de nouvelles initiatives pour l'année 2020.

Au dire de Patrick Kouassi, son directeur général, il s'agit, avec l'appui d'un réseau d'entrepreneurs expérimentés, d'experts et de coaches, de fournir les solutions adéquates aux startups, en les accompagnant dans plusieurs domaines. Notamment, le management, le marketing, la réalisation de business plan. Ce, en vue de permettre à cette nouvelle génération de "game-changers" d'émerger et de prospérer.

Pour ce faire, "Smile Ci" entend combler toutes les difficultés liées à l'expansion de cette jeunesse d'entrepreneurs ivoiriens afin de faire d'elle une solution pour l'employabilité.

Pour rendre plus attractif cet évènement qui a mobilisé des dizaines de jeunes entrepreneurs, la parole a été donnée à trois jeunes incubateurs et un entrepreneur pour se prononcer sur l'écosystème dans lequel évolue les startups ivoiriennes en générale. Selon Fanny Dauchez, Hermann Kouassi et Véronique Kouadio, tous incubateurs, le problème auquel sont confrontés les entrepreneurs ivoiriens est le financement.

Les jeunes entrepreneurs nationaux n'arrivent pas à se procurer les tickets d'accès à un système d'incubateur. En plus, l'Etat ne joue pas véritablement son rôle de régulateur pour prendre en main le secteur, l'assainir, le baliser et lui fixer des orientations sûres. « Chacun y va à sa manière parce que le régulateur est absent », déplore Hermann Kouassi. Avant de faire remarquer que cela amène, même les entrepreneurs qui ne maîtrisent pas leurs projets, qui n'ont aucun business plan fiable, à se lancer dans le système.

Résultat, ils sont rejetés et, au lieu de penser à revoir leurs projets, ces jeunes, poursuit-il, se lancent vers d'autres incubateurs qui, naturellement les rejettent pour insuffisance.

Touré Aly, opérateur économique présent à cette assemblée, soutient que pour que les startups bénéficient de financement, elles doivent avoir une vision claire, maîtriser leurs sujets et avoir la capacité à gérer des fonds. Mieux, elles doivent s'appuyer sur l'existant pour concevoir leurs projets et se démarquer par des éléments nouveaux.

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