Congo-Brazzaville: Violences faites aux femmes - Les acteurs nationaux et internationaux appelés à s'impliquer davantage

L'invite a été lancée par la ministre de la Santé, de la population, de la promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, le 29 novembre à Brazzaville, dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Instituée par les Nation unies par résolution 54/134, du 17 décembre 1999, la journée a été célébrée cette année au niveau international sur le thème « Oranger le monde : la génération égalité s'oppose au viol » et au niveau national sur le thème « Les violences fondées sur le genre et leur conséquences sur le développement ».

Pour la ministre, le choix de ce thème résulte du fait que le développement durable d'un pays nécessite la participation de tous : hommes et femmes. En effet, les actes de violences faites à l'endroit du genre féminin constituent une atteinte grave aux droits fondamentaux de la personne humaine, a signifié Jacqueline Lydia Mikolo.

Selon elle, ces actes odieux sont un handicap à l'atteinte des objectifs de développement durable et se manifestent sous plusieurs formes, à savoir violences familiales, sexuelles, psychologiques, socio-économiques.

« C'est un phénomène mondial qui touche toutes les couches sociales, notamment enfants, jeunes, adultes et personnes âgées », a-t-elle indiqué, ajoutant : « Ces violences ne connaissent pas de clivages ni géographique ni socioculturels et font partie des affronts quotidiens que les filles et les femmes subissent dans le cercle familial, dans la rue, à l'école, au travail et ailleurs ».

Pour sa part, Suze Percy Filippini, coordonnatrice du système des Nations unies au Congo, a rappelé que les violences à l'égard des femmes et des filles constituent l'une des violations des droits humains les plus répandues dans le monde.

Ces actes de violences infligés a la gente féminine les privent de leur dignité, portent atteinte à leurs droits fondamentaux et les empêchent de réaliser tout leur potentiel.

« Au moment où le monde prône la parité, le viol continue de constituer un des obstacles les plus forts à l'épanouissement et à l'autonomisation des femmes et enfants, dont le coût social et économique nuit au progrès et à la prospérité inclusive de nos sociétés », a-t-elle déploré.

Par ailleurs, la fonctionnaire onusienne a réitéré l'engagement du système des Nations unies envers l'Etat congolais d'éradiquer ce fléau dans le but de promouvoir une société pacifique où les droits fondamentaux sont respectés ainsi que l'égalité du genre.

Rappelons que la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est célébrée le 25 novembre de chaque année.

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