Sénégal: Le COSEC travaille à créer des "synergies" pour relever les défis liés à la ZLECA (directeur)

Mbour — Le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) est engagé à travailler davantage pour créer des synergies devant permettre aux établissements publics et privés du secteur de la navigation commerciale de relever les "défis" liés à l'entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), a indiqué vendredi son directeur Mamadou Ndione.

Le Sénégal "a des atouts incommensurables notamment dans la perspective de la ZLECA", entrée en vigueur le 30 mai dernier attendant d'être pleinement opérationnelle dans les mois à venir, a-t-il déclaré à l'ouverture d'un atelier de formation sur la passation des marchés publics, organisé par le COSEC de concert avec l'Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).

"J'ai parcouru beaucoup de pays africains mais je puis dire que le Sénégal est en pole position. Sous ce rapport, nous allons travailler davantage à créer les conditions de synergie des établissements publics mais également du secteur privé pour relever les défis", a dit M. Ndione.

Selon l'Union africaine, la ZLECA devrait permettre d'augmenter de près de 60 pour cent d'ici à 2022 le niveau du commerce interafricain, actuellement de 18 pour cent, et de donner accès à 1,2 milliard de consommateurs pour un PIB cumulé de plus de 2500 milliards de dollars.

Une perspective qui a amené le Sénégal à prendre des mesures pour accompagner ses exportateurs, les chargeurs sénégalais disposant "déjà de beaucoup d'avantages qui leur permettent de s'attaquer au marché continental" dans le cadre de la ZLECA, a indiqué M. Ndione.

"Le Sénégal a 700 km de côtes, il est desservi au plan maritime mais également au plan aérien avec tout ce que l'Etat à fait pour décloisonner le pays", a souligné le directeur du COSEC.

"Nous sommes un pays qui a une ambition très claire de devenir un hub sous-régional dans le domaine des transports maritimes. Mais le principal défi, c'est le financement des exportations", relativement aux garanties à "mettre en place pour que nos acteurs puissent faire intervenir le système bancaire dans le cadre même du financement des exportations'", a noté le DG du COSEC.

Il estime que le Port à containers de Ndayane, par exemple, sujet à quelques contestations dernièrement, est une infrastructure qui va permettre au Sénégal de disposer d'un "port capable d'accueillir les navires post-Panama".

"Pour l'heure, les navires qui arrivent en Afrique sont des bateaux de petite dimension", alors que "la dernière génération de navires porte-conteneurs transporte jusqu'à 20 000 conteneurs", a-t-il signalé.

Selon lui, ces bateaux ne peuvent pas desservir pour le moment le Sénégal en raison d'un "problème de tirant d'eau", mais "quand on aura ce port, un navire peut quitter la Chine, venir à Dakar et à partir de Dakar pour desservir toute l'Afrique, parce que ce gros navire viendrait avec une quantité de conteneurs extraordinaire".

Le port de Ndayane va renforcer davantage le dispositif de hub logistique du Sénégal, assure le directeur du COSEC, selon qui c'est la raison pour laquelle le chef de l'Etat Macky Sall "lui accorde une importance capitale".

"Toujours est-il que tout se fera dans un cadre serein, c'est-à-dire en concertation avec les populations. Et je suis sûr que ces dernières en ont la même compréhension et c'est des difficultés que nous allons dépasser. Parce que ce qui est important, c'est de placer notre pays en pole position", a-t-il relevé.

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