Cote d'Ivoire: Équitation - Les enjeux d'une affiliation minutieusement préparée

29 Novembre 2019

De retour de Moscou, la capitale russe où ils ont été chaleureusement accueillis à bras ouverts au sein du gouvernement de l'équitation mondial, le président Stéphane Ouégnin et son comité directeur de la fédération ivoirienne ont fait le point, ce jeudi, face à la presse.

Une semaine après le plébiscite de la Côte d'Ivoire lors du vote pour l'adhésion à la fédération internationale à Moscou, le président Stéphane Ouégnin, entouré de ses vice-présidents, Emmanuel Ouattara, vice-président chargé des finances, Paul Seiller, chargé des clubs, Osther Tella, chargé du juridique et Joseph Biley (communication), sont revenus sur les enjeux de la bataille remportée en temps record.

« Peut-être que des Ivoiriens ne comprennent pas bien ce qui se passe. Mais la Fédération équestre internationale (Fei) est un monde de privilégiés. C'est l'élite mondiale qu'on y retrouve.

C'est pourquoi, d'ailleurs, certaines personnes sont surprises de l'ascension fulgurante de la Côte d'Ivoire dans ce milieu naguère réservé aux plus grands», confie le président Ouégnin, dont l'équipe est parvenu en l'espace d'un an, à passer toutes les étapes des examens de dossier pour s'inviter à la table des rois, les 16, 17, 18 et 19 novembre 2019, à Moscou.

Avant elle, aucune autre fédération au monde n'avait réussi à inscrire le nom de son pays dans les annales de la fédération mondiale en seulement un an.

« Nous avons d'ailleurs été félicités pour cela », note avec fierté le président de la Fie. C'est que Stéphane Ouégnin avait hâte d'effacer le passé de cette Côte d'Ivoire absente des grandes instances internationales.

Un pari gagné grâce à une très bonne organisation mise en place, avec des experts, chacun dans son domaine et qui ont travaillé de nuit, comme de jour sur le dossier. En complicité, bien sûr, avec le gouvernement ivoirien, à travers le ministère des Sports.

« En un temps record, nous avons réuni tous les documents exigés par le Fei pour postuler », a révélé le patron de la Fie, qui n'a pas manqué de témoigner sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à l'aboutissement de l'objectif du projet. Notamment, à la Fédération royale marocaine, qui, avant même la reconnaissance internationale de la Côte d'Ivoire, avait commencé à collaborer avec son équipe.

A Moscou, les Ivoiriens sont surtout tombés sous le charme de plusieurs personnalités d'exception. Parmi elles, Marina Sechina, la présidente de la Fédération russe d'équitation qui a facilité leur séjour à Moscou et de l'amabilité de l'avocat Willem Edeling, président de la South african equestrian, qui accueille la prochaine assemblée générale mondiale.

Ce que gagne la Côte d'Ivoire

La joie du comité directeur de la fédération ivoirienne est surtout à l'image du gros bénéfice que la Côte d'Ivoire peut tirer de cette grosse industrie qu'est le monde du cheval.

« En effet, avec cette affiliation à la Fei, nous allons pouvoir participer à des compétitions sportives dans les 136 autres pays à travers le monde. La Fei va nous envoyer des experts pour former nos cavaliers et autres officiels, à travers la Fie solidarité.

La fédération pourra également solliciter sans souci, le comité national olympique pour des sessions de formation, par exemple, à travers la Solidarité olympique », a indiqué le président Ouégnin, qui révèle l'autre facette de cette vaste industrie.

"Plusieurs ministères sont impliqués dans le projet, à savoir, le ministère des Sports, le ministère des Ressources animales et Halieutiques (l'élevage...), le ministère du Commerce, celui de la Santé (le cheval a un effet thérapeutique sur l'homme).

« Le monde du cheval est une industrie, comme le football, avec plusieurs emplois générés », a-t-il souligné, sous le contrôle de Me Osther Tella, l'un des rares avocats du sport ivoirien.

En effet, au-delà du métier de vétérinaire, des dizaines d'autres corps de métier sont greffés au cheval. A savoir éleveur, dresseur, entraîneur, jockey, maréchal-ferrant, palefrenier, etc.

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