Congo-Kinshasa: RDC - ses avocats alertent sur le sort du colonel John Tshibangu

En République démocratique du Congo (RDC), les avocats du colonel déserteur, John Tshibangu s'inquiètent pour la santé de leur client, incarcéré depuis 2018 sans procès.

En République démocratique du Congo (RDC), les avocats du colonel John Tshibangu s'inquiètent pour la santé de leur client, incarcéré à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, la capitale. Le colonel s'était fait connaître en 2016 en appelant l'ancien président Joseph Kabila à respecter la Constitution et à organiser les élections dans les temps. Arrêté en Tanzanie en 2018 puis transféré en RDC, il y est emprisonné depuis, sans procès.

Après lui avoir rendu visite au dispensaire médical de la prison, l'un de ses avocats, maître Norbert Tricaud affirme que son état de santé est très préoccupant, et qu'il a besoin d'être hospitalisé. Il insiste sur le fait que son client est libérable depuis une semaine. « Il ne peut plus du tout se lever et il urine du sang, nous explique t-il. Nous avons, nous avocats, produit des certificats médicaux qui diagnostiquent une insuffisance rénale très grave, une hernie discale très douloureuse, des problèmes oculaires et ils estiment qu'une intervention chirurgicale serait nécessaire ».

Demande de libération provisoire

Le 22 novembre dernier, lors d'une audience de plaidoirie, les avocats ont plaidé sa demande de liberté provisoire pour raisons médicales. Le ministère public, à savoir l'auditorat militaire, ne s'y est pas opposé. L'article 45 du code de procédure pénale congolais indique que la décision doit être traitée dans les quarante-huit heures de la plaidoirie de demande de liberté provisoire, mais l'audience de prononcé du délibéré, qui devait se tenir en début de semaine, n'a pas eu lieu, poursuit Maître Norbert Tricaud.

Ses avocats demandent donc l'hospitalisation immédiate du colonel John Tshibangu et que la décision de délibéré qui ordonnera sa libération provisoire soit prononcée au plus tard le 2 ou le 3 décembre, puisque le ministère public ne s'y oppose pas.

« Je crois que ce n'est pas non plus la première fois que le calendrier est perturbé dans nos juridictions, mais finalement il se tiendra, répond Célestin Tunda Ya Kasende, vice-Premier ministre et ministre de la Justice de RDC. Certainement il n'y aura pas d'obstacle pour que la Cour puisse continuer avec ses audiences. (dans ce précis)Toutes les autorisations pour les soins de la personne concernée sont données. Je ne vois pas quel est le problème qui se pose. Je n'ai jamais vu que l'on refuse à un détenu de recevoir les soins ».

Visiblement, selon son avocat, il ne peut plus se lever depuis hier. Il urine du sang et on lui refuse un transfert à l'hôpital

« Cela m'étonnerait, reprend Tunda Ya Kasende. Je n'ai jamais vu que l'on refuse à un détenu de recevoir les soins. C'est une information que vous me donnez. Je vais vérifier sérieusement le cas, pour que tous les soins appropriés lui soient donnés, et ça, c'est une évidence ».

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