Cote d'Ivoire: Vih/SIDA - La Côte d'Ivoire demeure toujours l'un des pays les plus touchés au monde

1 Décembre 2019

Le district sanitaire Adjamé-Plateau-Attécoubé a organisé le 28 Novembre, au jardin public du district d'Abidjan, au plateau, une séance de sensibilisation sur la pandémie. La pandémie du siècle, le Vih-Sida, continue de sévir en Côte d'Ivoire malgré les efforts du gouvernement et ses partenaires.

Selon Dr. M'Bo Jeanne, représentant le directeur de la Santé du district Sanitaire Adjamé-Plateau-Attécoubé, l'Onusida estime le taux national de séroprévalence à 2,6%, en 2018. « la Côte d'Ivoire demeure l'un des pays les plus affectés par la pandémie du VIH/sida en Afrique de l'Ouest », a-t-elle affirmé le jeudi 28 novembre dernier, à l'occasion d'une séance de sensibilisation, organisée au jardin public du district d'Abidjan, au Plateau, par ledit district sanitaire, en collaboration avec la mairie du plateau, l'Ageroute et le groupement Eiffage GC / Spie Fondation.

Selon elle, en 2017, au moins 430 000 adultes âgés de 15 ans et plus, ainsi que 31 000 enfants étaient infectés par le VIH. Et Le nombre cumulé de décès liés à la pandémie s'élevaient à 25 000, faisant du VIH/sida la première cause de mortalité chez les hommes et la deuxième chez les femmes, après les complications liées à l'accouchement.

« Les défis majeurs pour la Côte d'Ivoire à l'horizon 2020 sont d'atteindre les objectifs 90/90/90, en assurant la continuité et l'utilisation croissante des services intégrés de prévention, de soins et traitement du VIH/sida au sein des centres de santé des districts sanitaires. Afin qu'en Côte d'Ivoire, 90% des personnes vivant avec le VIH soit identifiés, 90% des personnes vivant avec le VIH soit sous traitement ARV et que 90% des personnes sous traitement ait une charge virale supprimée (indétectable) », a-t-elle noté.

Elle a toutefois, souligné que depuis les premiers cas décrit en 1985, beaucoup d'efforts ont été réalisés par les autorités en charge de la lutte contre le SIDA pour contrôler l'épidémie et améliorer le confort des personnes vivant avec le Vih/Sida. « Cette réponse nationale peut compter sur le soutien des partenaires au développement ainsi que le monde du travail notamment des secteurs privé et public », a-t-elle assuré. Ajoutant que la lutte contre le Vih/sida ne saurait compter sans les communautés et le monde du travail, pour une mobilisation des populations pour une Côte d'Ivoire sans sida.

« Cette mobilisation passe par des actions de sensibilisation afin d'informer, de prévenir et d'assurer des services de soins, et lever les obstacles majeurs que constituent, la stigmatisation et la discrimination associées au VIH, et qui sont encore manifestes dans nos milieux », a-t-elle poursuivi.

Elle avait à ses côtés, Mme Henri Maria, conseillère municipale à la mairie du plateau ; Mme Birba Maferima, cadre à l'Ageroute, chef du projet de réhabilitation du pont Félix Houphouët-Boigny. Nicola Descamps, directeur de projet au Groupe Eiffage et Spie Foundation et M. Nicolas Descamps, représentant le Groupe Eiffage et Spie Foundation (Groupement d'Entreprises en charge de la réhabilitation du pont FHB).

Selon ce dernier, cette séance de sensibilisation s'inscrit dans le cadre du volet santé des engagements dudit groupe. social, « cette campagne de prévention et de promotion de la lutte contre les IST et le VIH/Sida est la bienvenue. En effet, vu le taux de prévalence du VIH, au plan national, qui était de 2,6% en 2018 selon OnuSida, la Côte d'Ivoire est l'un des pays les plus touchés en Afrique de l'Ouest. C'est pourquoi, dans le cadre d'un projet de réhabilitation de l'envergure du Pont FHB, qui mobilise de la main d'œuvre, suscite la création de richesse et accélère la croissance économique, il est important d'informer les riverains et les usagers sur les pratiques qui pourraient, au lieu d'un recul, faire gagner du terrain à cette pandémie. Sachez que l'ignorance tue et l'information est un élément de survie, donc capital pour notre bien-être et notre santé », a-t-il affirmé.

Il a souligné que le Groupement Eiffage GC / Spie Fondations a fait former des Éducateurs de pairs, chargés d'entretenir sur les moyens de prévention des IST et du VIH/Sida et les mesures adéquates de promotion de la lutte contre cette pandémie. Le Centre national de transfusion sanguine et l'Onpc ont également pris part à cette séance De sensibilisation.

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