Afrique de l'Ouest: Sahel - Paris veut plus de volonté politique au Mali et au Burkina Faso

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a demandé "que les accords de paix d'Alger de 2015 soient réellement mis en œuvre ".

Le patron de la diplomatie française a appelé le Mali et le Burkina Faso à s'investir davantage sur le plan politique pour rétablir la stabilité sur des territoires fragilisés par les violences djihadistes et intercommunautaires. C'était devant la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, à la suite de la mort accidentelle de treize militaires français au Mali. "Ce qui me paraît le plus important maintenant, c'est encore plus d'action politique", a-t-il estimé.

"Plus d'action politique au Mali pour que les engagements pris soient respectés, pour que la mise en œuvre de ce qu'on appelle le DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration] soit réellement actée, que les accords d'Alger, y compris dans la partie décentralisation, soient réellement mis en œuvre, que l'Etat malien revienne à Kidal et qu'il y ait une volonté commune affichée contre le terrorisme", a indiqué Jean-Yves Le Drian. Un accord de paix existe avec les rebelles depuis 2015. Mais son volet sur le désarmement et l'intégration de ces groupes dans les forces de défense maliennes peine à être appliqué.

Le chef de la diplomatie française appelle également à "plus d'action politique, plus de pression politique aussi au Burkina Faso où il importe que les autorités puissent rassembler la nation contre les risques. (...) Plus de politique aussi pour faire en sorte que la mise en œuvre de la force conjointe du G5 [Mali, Mauritanie, Niger, Burkina et Tchad] soit concrétisée ". Ajoutant que "Cela avance, mais cela met parfois un peu de temps", compte tenu de la lenteur des promesses.

Sur les quatre cent quatorze millions d'euros d'aide promis par la communauté internationale, cent soixante-seize millions ont été "mis en œuvre et sont en cours d'exécution ". Jean-Yves Le Drian a fait état de "désinformation" et reconnu qu' " il y a une vraie bataille de communication à mener, une vraie campagne d'explication, pour éviter le développement de fausses informations ". La force française Barkhane, soulignons-le, fait face à un rejet dans la population burkinabè, malienne et nigérienne.

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