Congo-Brazzaville: Bas-Uele - Olpa exige la libération du technicien de la Radio Liberté Buta

Junior Sapu, selon l'organisation de promotion et de défense de la liberté de la presse, avait été interpellé, le 28 novembre dans la nuit à sa rédaction, par un groupe d'agents de la police nationale congolaise, ayant fait irruption dans les installations de l'organe de presse.

L' Observatoire de la liberté de la presse en Afrique (Olpa) a condamné, le week-end dernier dans un communiqué, l'interpellation du technicien Junior Sapu, exigeant sa libération immédiate et inconditionnelle ainsi que la restitution du matériel de sa radio. Pour cette organisation, il s'agit manifestement d'une atteinte grave au droit d'informer et d'être informé garanti par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme. Aussi a-t-elle exigé aux autorités provinciales du Bas-Uele de favoriser l'exercice de la liberté de presse dans cette partie du pays.

L'Olpa a expliqué que le technicien de la Radio Liberté Buta a été interpellé au moment où il assurait la permanence des programmes, pendant que la radio diffusait une émission en différé intitulée "Parlons-en", au cours de laquelle le député provincial du Bas-Uele, Gilbert Mokoto Amangalakato, fustigeait la crise qui prévaut au sein de l'Assemblée de cette province dont la présidente a été empêchée de diriger une plénière. Il aurait été accusé d'avoir laissé sa radio accorder la parole à un député « dont les immunités parlementaires ont été levées depuis septembre 2019, pour détournement des salaires des députés provinciaux ».

Respect du travail des médias et des journalistes

Dans un autre communiqué publié le 29 novembre, Olpa dénonce également l'interpellation d'un journaliste à Goma, dans le Nord-Kivu. A l'en croire, Dieudonné Mango, journaliste et blogueur d'Habari RDC, une plate-forme des blogueurs du pays, a été brièvement interpellé, le même jour, par un groupe d'agents de la police nationale/Goma, au moment où il effectuait un reportage sur un rassemblement du mouvement pro démocratie Lutte pour le changement, devant la base logistique de la Monusco, dans la commune de Goma. Selon Olpa, ces militants protestaient contre l'incapacité des casques bleus des Nations unies à protéger les civils dans le territoire de Beni. « Les agents de police ont interpellé brutalement le journaliste après que ce dernier a pris une photo des manifestants. Embarqué manu militari dans un véhicule, il a été détenu dans une concession privée et son matériel de travail confisqué (...) Après deux heures de privation de liberté, le journaliste s'est vu obligé de payer une somme de cinq mille francs congolais pour être relaxé. Les images du reportage ont été supprimées », a détaillé Olpa.

Tout en s'insurgeant contre cet acte de nature à porter atteinte à la liberté de presse garantie par la législation nationale et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l'homme, l'organisation invite les autorités policières à sensibiliser leurs subordonnés au respect du travail des médias et des journalistes.

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