Gabon: Maltraitances conjugales - Les hommes en sont aussi victimes

2 Décembre 2019

Bien qu'étant considéré naturellement comme le sexe fort ou dominant, l'homme est au même titre que la femme victime de violences. Au Gabon, les exemples patents qui l'illustrent sont d'ordres mystico-spirituels. En clair, des pratiques d'envoutements sont sans cesse utilisées par certaines femmes pour malmener les hommes dans les foyers. La société civile devrait se pencher sur le sujet et en parler de façon volubile comme le font les femmes, tous les 25 Novembre, afin de l'endiguer.

La question des violences qui semble être une affaire de femmes, devrait aussi concerner les hommes. En raison que ces derniers sont aussi victimes de maltraitances. Des maltraitances, qui affectent le discernement et les prises de décisions, parce qu'elles sont de natures ensorcelantes. Alors, ne soyez pas stupéfaits de voir des hommes aux réactions téléguidés dans les ménages.

Nous le disons en nous appuyant sur des faits. Une phrase devenue marque déposée qualifie la femme sous les tropiques : << J'ai ta vie entre mes mains >>. Une façon pour elles de dire qu'elles ont un droit de vie ou de mort sur l'homme. Discours que l'on prête bien souvent aux ressortissantes du Nord, du Centre et de l'Est du Gabon. Il n'est donc pas étonnant d'apprendre que les secondes côtes des hommes, sont des abonnées assidues des ensorceleurs.

À la suite de leur visite régulière dans des temples dédiés aux manœuvres de mysticisme envoûtant, les cœurs des hommes sont emprisonnés. Ces cœurs sont cadenassés, puis jetés en pâture dans les eaux où encore enfoncés dans des arbres en forêt. On a encore souvenance d'un de nos articles du 23 Juillet 2008, qui était intitulé " Un arbre cadenassé aux fins d'envoûtements dans l'Arborentum de Sibang ".

N'oublions pas ces sauces aux ingrédients provenant des parties intimes des femmes, qui sont consommés avec appétits par les hommes. Ce sujet fait partie des petites discussions des femmes, quand elles se retrouvent. Vous comprenez donc que les techniques sont diverses et variées. Mais l'objectif quant à lui reste le même.

Ces actions machiavéliques poussent l'homme à devenir le pantin ou encore la chose de sa douce et tendre. Ce dernier porte de facto un pseudonyme peu valorisant dans la cité " Papa maboule " . De suite, une question nous vient à l'esprit. Est-ce que toutes ces actions qui liposucent le cerveau de l'homme ne sont pas des violences ? La réponse à cette question fermée est positive. Elle est appuyée par le Larousse qui définit la violence comme suit : << La violence est l'utilisation de force ou de pouvoir, physique ou psychique, pour contraindre, dominer, tuer, détruire ou endommager >>

Par essence, au Gabon et dans toute l'Afrique noire l'homme pleure en se cachant des yeux de la masse. Il va donc être difficile que ces derniers montent au créneau pour dénoncer tous ce qu'ils endurent. Aux organismes et à la société civile de mettre le nez dans cette affaire, afin de la mettre en lumière. Si ces acteurs s'investissent, il y a des chances que l'Organisation des Nations-Unies dédiée une journée aux violences faites aux hommes.

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