Togo: Forte mobilisation pour la révision des listes électorales

Opérations de vote dans un lycée de Lomé, Togo, le 25 juillet 2013. (Image d'archive)
2 Décembre 2019

L'opposition qui avait décidé de boycotter les opérations d'enrôlement précédentes a finalement appelé à la mobilisation. Conséquence : la Commission électorale a été obligée de proroger les opérations de 24 heures.

Prévues pour s'achever dimanche (01.12.19), les opérations ont été prolongées d'une journée à cause de l'affluence dans les bureaux de révision.

Dans tout le pays, ces opérations de révision des listes électorales se sont déroulées dans le calme. Dans plusieurs centres, des files d'attente étaient encore visibles peu avant la fermeture des bureaux.

"Il y a plein de gens qui n'ont pas encore leurs cartes électorales. Ça ne va pas vite".

"Il y a beaucoup de gens qui sont ici. Nous prions le gouvernement d'ajouter encore deux ou trois jours afin que tout le monde soit inscrit sans exception".

Cette révision est également l'occasion pour des jeunes qui viennent d'avoir 18 ans de s'enregistrer.

"C'est ma toute première fois de le faire, donc, je suis très fière d'avoir une carte d'électeur".

"Avec sa carte à la main, on est un peu fier parce qu'on est citoyen. C'est le devoir d'un citoyen. Un citoyen doit le faire. Ça n'a pas été facile, c'est vrai en plus du monde qu'il y a. Mais par la grâce de Dieu, ça s'est bien passé".

Les regrets de l'opposition

Cet engouement est expliqué aussi par le fait qu'à la veille des opérations, l'opposition qui avait boycotté les opérations précédentes avait appelé les Togolais qui n'ont pas encore leur carte d'électeur à s'inscrire.

Et Jean Kissi du Comité d'action pour le renouveau (CAR) déplore que certains de leur militants soient restés sur le carreau.

"Ça veut dire qu'il va avoir plusieurs Togolais sur le carreau qui ne vont pas pouvoir être recensés. Tout cela est organisé à dessein pour qu'il n'y ait pas d'élection libre et transparente, pour que le jeu soit joué d'avance".

Pourtant pour certains observateurs, c'est l'une des conséquences du boycott des opérations de recensement précédentes par l'opposition togolaise. Ce que Jean Kissi peine à dire mais avec regret.

"Ce qu'il faut regretter, c'est peut-être le fait qu'après que l'opposition ait eu les huit places, nous nous n'ayons pas été à la CENI. Nous ne savons pas comment le reste aurait pu se passer. Mais c'est peut-être ça qu'il faut regretter".

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