Namibie: Le président réélu promet de lutter contre la corruption

Dans une allocution radiodiffusée, le 2 décembre, Hage Geingob s'est engagé à lutter contre le fléau qui gangrène son pays, actuellement marqué par une sérieuse récession et la grogne de la population.

« Je vais intensifier le combat contre la corruption à tous les niveaux, afin que nous puissions faire cesser ce mal », a déclaré Hage Geingob dans son message, le tout premier depuis sa réélection le 1er décembre. Le président, qui va exercer son dernier mandat, a relevé que le gouvernement comprenait la colère des Namibiens sur la corruption qui « détourne les ressources publiques qui auraient dû servir au développement du pays ».

Le chef de l'Etat namibien a pris l'engagement de combattre la corruption alors que malgré les ressources naturelles que dispose son pays dont l'uranium, des fonds marins riches en poissons et en diamants, sans compter l'essor de son tourisme, la Namibie semble engluée depuis 2016 dans une sévère crise économique. S'y ajoutent la chute des cours des matières premières ainsi que la sécheresse qui sévit sur son sol, depuis plusieurs saisons.

Sur le plan de l'emploi, un tiers (34%) de sa population est au chômage, surtout les jeunes (43%). Quant au produit intérieur brut du pays, il a reculé en 2017, en 2018 et dans la première moitié de l'année en cours, en dépit des prévisions de rebond des analystes.

Malgré ces indicateurs virés au rouge vif, Hage Geingob avait, pendant la campagne électorale, assuré qu'il était le seul capable de rétablir la situation. « Votez pour moi, afin que je puisse continuer sur la même voie (... ). Nous sommes engagés dans la deuxième phase de notre lutte, celle de l'émancipation économique et de la satisfaction des besoins essentiels », avait-t-il dit, le 23 novembre, en clôturant sa campagne dans un stade de la capitale, Windhoek, devant de nombreux partisans.

Ancienne colonie allemande, la Namibie, administrée par l'Afrique du Sud à partir de 1915, est devenue indépendante, le 21 mars 1990, mettant fin à plus d'un siècle de domination étrangère. Sam Nujoma, dont le parti indépendantiste, la Swapo, avait remporté la majorité, lors de l'élection d'une Assemblée constituante, fin 1989, fut le premier président du pays. Il sera réélu en 1994 et 1999. Hifikepunye Pohamba, dauphin du président Nujoma et candidat de la Swapo, remporte le scrutin présidentiel, en novembre 2004. Il est réélu en 2009. L'actuel chef de l'Etat namibien, Hage Geingob, également candidat de la Swapo, avait été élu, le 28 novembre 2014, avant de revenir au pouvoir cette année.

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