Sud-Soudan: Des milliers de personnes déplacées à cause des inondations

communiqué de presse

Depuis plusieurs mois, des pluies torrentielles s'abattent sur le Soudan du Sud. De vastes régions du nord et de l'est du pays ont été inondées, notamment à Pibor où les équipes de MSF interviennent auprès de milliers de personnes qui ont tout perdu.

Le 30 octobre, l'état d'urgence était déclaré dans 27 des 32 comtés du Soudan du Sud à la suite de pluies diluviennes.

Problème chronique dans le pays, les inondations ont été particulièrement importantes cette année durant la saison des pluies. Près de 908 000 personnes ont été affectées et 620 000 ont besoin d'une aide humanitaire immédiate, selon les Nations unies.

Dans certaines régions, les eaux se sont retirées, mais la situation à l'échelle du pays reste inquiétante.

Les équipes MSF fournissent des soins de santé primaires dans la région de Pibor, dans l'Est, l'une des zones les plus touchées, ainsi qu'à Lankien, Ulang et Maban. Elles s'occupent également de la distribution de kits d'urgences, du traitement de l'eau et gèrent des cliniques mobiles.

Aujourd'hui, une grande partie de la population vit dans des abris de fortune, après de multiples déplacements liés à la montée des eaux. Les habitants ont perdu leurs maisons, leurs récoltes et leur bétail, et certains sont toujours bloqués dans des zones isolées et inaccessibles.

La perte des moyens de subsistance et la présence d'eau contaminée par de nombreux cadavres d'animaux risquent de favoriser la propagation de maladies d'origine hydrique, comme le choléra et le paludisme, ainsi qu'une aggravation de l'insécurité alimentaire. Des cas de rougeole ont déjà été signalés.

L'accès à ces populations reste un problème majeur pour les équipes d'urgence MSF qui tentent de leur apporter un soutien vital. « Nous faisons face à des conditions extrêmes en matières d'accès et de déploiement de l'aide », explique Maria Teresa de Magalhaes, coordinatrice des urgences MSF.

L'hôpital MSF de Pibor n'a toujours pas rouvert ses portes. Les équipes ont temporairement transféré une partie des activités dans une tente surélevée, où elles fournissent des soins de santé primaires et materno-infantiles, tandis que les cliniques mobiles continuent de fonctionner à Lekongole et Gomurukes.

Bien que les eaux commencent à se retirer dans la ville même de Pibor, les prévisions annoncent davantage de pluies dans l'État de Boma et le sud de l'Éthiopie en décembre, et les risques d'inondations restent élevés.

Gatlak Ngut Chang (droite) est l'un des nombreux déplacés vivant à Wechkoari, à une heure de bateau d'Ulang.

Son village, Wechlita, a été inondé et il a perdu tous ses biens, son bétail et ses récoltes. Il a été contraint de déménager avec toute sa famille et a trouvé refuge chez l'un de ses proches.

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