Congo-Kinshasa: Les violences sexuelles sont toujours une douloureuse réalité de conflit, selon une responsable de l'ONU

communiqué de presse

La Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU chargée de la question des violences sexuelles en période de conflit a conclu sa tournée à l'Est de la RDC, après avoir visité Goma et Bukavu du 29 novembre au 2 décembre 2019. Pramila Pattern est à sa première visite officielle en RDC. Elle est actuellement à Kinshasa où elle va rencontrer des hautes autorités congolaises, y compris la Première dame du pays engagée dans la lutte contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo.

A l'Est de la RDC, Pramila Patten s'est dit "très encouragée" par l'engagement des autorités congolaises au Sud-Kivu et au Nord Kivu dans la lutte contre les violences sexuelles. Elle a souligné cependant que, les violences sexuelles sont toujours "une douloureuse réalité du conflit". Et en dépit des efforts déjà consentis, a-t-elle relevé, le chemin dans cette lutte demeure très long d'autant plus que, en 2019, par exemple, il y a eu une augmentation de cas de violences sexuelles vérifiés par les Nations Unies.

A Bukavu, Pramila Patten s'est entretenue avec le vice-gouverneur Marc Malago. Un entretien « très encourageant », a-t-elle remarqué, au regard de l'engagement de la province du Sud-Kivu de poursuivre la lutte contre les violences sexuelles, qui ont marqué la province depuis près de deux décennies déjà.

Selon l'Unité de la Police Nationale Congolaise chargée de Protection de l'Enfant et de Prévention de Violences Sexuelles de (EPEPVS), que Pramila Patern a visitée, la Province du Sud-Kivu a enregistré 197 cas de violences sexuelles basées sur le genre en 2019. Des 164 personnes arrêtées et déférées devant la justice dans ces affaires, 16 étaient des militaires.

L'intérêt pour le traitement des dossiers des violences sexuelles impliquant le personnel en uniforme a conduit la Représentante Spéciale de l'ONU au Palais de Justice Militaire de Bukavu, où elle a longuement discuté avec le Premier président de la Cour Militaire du Sud-Kivu. C'était avant de rencontrer également des représentantes des organisations féminines, les acteurs engagés dans le Plan d'Action de Shabunda contre les violations des Droits de l'Homme, puis les chefs religieux et coutumiers du Sud-Kivu, vu l'importance de leur rôle dans la lutte contre les violences sexuelles.

Outre ces acteurs étatiques, de la chaîne pénale et des structures non-gouvernementales, la délégation de Mme Pramila Patten a visité l'hôpital de Chahi ainsi que celui de celui de Panzi, deux centres hospitaliers engagés dans la prise en charge médicale des victimes de violences sexuelles.

Avant le Sud-Kivu, la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU était à Goma, où elle a tenu, le 29 novembre dernier, une séance de travail avec le Gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita. Au centre des échanges, les moyens à renforcer pour éradiquer définitivement ce fléau.

A sa sortie d'audience avec le responsable de l'exécutif de la province du Nord-Kivu, Pramila Patten a fait la déclaration suivante : « Je lui ai réaffirmé le langage de mon bureau des Nations Unies, de travailler étroitement avec le gouvernement de la RDC dans cette lutte. Il s'est engagé à continuer son plaidoyer. Il a été conscient que ces sont des crimes horribles que l'on peut éviter si la paix est restaurée dans le pays", a -t-elle affirmé.

Enfin, avec tous ses interlocuteurs, la Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU chargée de la question des violences sexuelles en période de conflit a exprimé sa détermination de continuer à soutenir le gouvernement et de l'accompagner dans tous ses efforts pour prévenir ces violences.

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