Guinée: Tenue à Conakry d'un colloque international sur les droits de l'homme

4 Décembre 2019

En prélude des 71 ans de la déclaration universelle des droits de l'homme, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) organise, en collaboration avec des établissements d'enseignement supérieur, un colloque international à Conakry les 3 et 4 décembre 2019 sous le thème "Droits de l'homme: Participation inclusive à la paix, à la justice, à la cohésion sociale et au développement durable en Guinée".

Selon les organisateurs, l'objectif principal est de faire le point sur la situation des droits de l'homme en Guinée, 71 ans après l'adoption de la DUDH, en identifiant les principales réalisations, les défis et la voie à suivre sous l'angle du thème proposé.

À leurs dires, l'idée centrale est de démontrer la pertinence et le caractère opérationnel des droits de l'homme comme fondement et filigrane de la paix, la justice et le développement durable.

"Prévention des conflits, paix et cohésion sociale", "Participation inclusive", "Etat de Droit", "Droit au développement et Objectifs de Développement durable", sont entre autres les thèmes que vont aborder les panélistes: Pr Ousmane Souaré, Pr Alpha Amadou Bano Barry, Waly N'Diaye tbc, Pr Roger Koudé, Dr Makalé Traoré, Pr Salifou Sylla, Pr. Luc Gregoire, Dr Kadiatou Lamarana Bah.

Cette rencontre mobilise d'enseignants-chercheurs, d'étudiants, des organisations de la société civile, des défenseurs des droits humains, des médias, des cadres du système des nations unies et des représentants du gouvernement.

Dans son discours, Patrice Vahard, représentant et chef de bureau du Haut-Commissariat des nations unies aux Droits de l'Homme en Guinée a dit qu'il était devenu très important à ce moment précis de la vie de la Guinée que les intellectuels, le monde académique contribuent aussi au débat en énonçant les principes, les valeurs qui doivent rassembler les Guinéennes et les Guinéens.

"Nous, nous attendons d'abord à ce que cet échange permette de former les esprits, d'impacter l'esprit non seulement des étudiants mais tous ceux qui, à travers les médias, vont suivre ce colloque pour participer de façon constructive à la paix et la stabilité dans ce pays.

La paix, la stabilité et le développement sont les piliers même de tout ce qu'on fait en matière de droits de l'homme.

La recherche est le parent pauvre de la plupart des universités africaines, c'est-à-dire qu'on n'investit pas suffisamment dans la recherche.

Donc pour nous, c'est important de créer un cadre d'échange interuniversitaire avec l'appui du Système des Nations Unies et le Haut-Commissariat aux Droits de l'Homme pour pousser la recherche dans différents domaines.

Les thèses, les mémoires des étudiants et des enseignants-chercheurs, on a mis en place un comité scientifique pour échanger là-dessus, pour voir comment est-ce que tout cela peut être partagé aujourd'hui sous forme de publication", indique le diplomate onusien.

Interrogé, Elhadj Ousmane Souaré, administrateur général de l'Université de Simbaya (UNISIM), panéliste et membre du groupe national de contact pour le dialogue et la paix en Guinée, pense qu'il est intéressant que la Guinée procède comme d'autres pays le font, de faire en sorte qu'il y ait une consultation régulière sur toutes les questions d'intérêt national, que le politique saisisse l'intellectuel notamment le scientifique pour apporter un éclairage à ces questions.

L'Université Kofi Annan de Guinée qui abrite l'événement, l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest (UCAO), l'Université Barack Obama, l'Université Mohamed V, l'Université de Simbaya, l'Université Général Lansana Conté de Sonfonia participent à ce colloque.

Le lancement des travaux a été présidé par N'Famara Camara, secrétaire général du ministère de l'Unité nationale et de la Citoyenneté.

Pour lui, l'État doit assumer l'obligation de respecter, de protéger et de réaliser les droits de l'homme.

Avant de terminer, il a fait savoir que les citoyens, dans la construction du processus démocratique, doivent se sentir responsables et doivent se sentir détenteurs d'une portion de puissance pour contribuer à l'instauration de ce processus démocratique.

Plus de: Aminata.com

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