Afrique: Bénin, Sénégal et Zambie - Les bons points de l'inclusion financière numérique

Le partenariat entre la Fondation Mastercard et l'Agence d'Investissement des Nations Unies (Uncdf) a permis à des pays comme le Bénin, le Sénégal et la Zambie d'améliorer l'inclusion financière.

En 2014, la Fondation Mastercard et l'Agence d'Investissement des Nations Unies (Uncdf) ont formé un partenariat pour répliquer un modèle de développement qui a fait ses preuves dans le Pacifique: adopter une approche de développement de marché pour favoriser l'inclusion financière numérique.

Avec ce partenariat, Uncdf a pu développer le programme Mobile money for the poor (Mm4p) dans des marchés où les services financiers numériques étaient quasi inexistants.

«En 2014, l'Afrique de l'Est était le pionner de la finance digitale, en particulier le Kenya et la Tanzanie.

Cependant, la Fondation Mastercard et Uncdf ont choisi de travailler en Afrique de l'Ouest, dans trois pays où les taux d'utilisation de ces services étaient très faibles : le Bénin, le Sénégal et la Zambie.

Cinq ans plus tard, les chiffres sont parlants: le Bénin a vu les taux d'utilisation des services financiers numériques passer de 2% à 40%, le Sénégal de 13% à 29% et la Zambie de 4% à 44%.

Derrière ces chiffres se cachent l'histoire de millions de personnes financièrement inclues et qui ne l'étaient pas il y a cinq ans », renseigne un communiqué reçu au Journal de l'économie sénégalaise (Lejecos).

«En 2015, Birane avait 19 ans et peinait à trouver un emploi dans son village de Keur Gaye à Nioro du Rip.

Aujourd'hui, c'est un jeune agent « mobile money » qui fournit des services financiers à 5 villages alentours grâce à une application Intouch développée avec le soutien du programme Mm4p.

Sa rigueur et sa diligence dans la gestion de l'argent des autres lui ont rapidement permis d'acquérir la confiance des villageois et une clientèle qui lui permet de subvenir à ses besoins, et d'épargner pour de nouvelles activités dans l'agriculture », renseigne la même source.

A la même période, en Zambie, Elase était prise dans l'engrenage du « cash » avec peu de choix, en dehors des solutions informelles, pour épargner et transférer de l'argent.

Après l'ouverture de son compte mobile money, elle a commencé à épargner pour ouvrir son premier kiosque et distribuer des services financiers numériques.

Aujourd'hui elle est un agent « mobile money »et gère quatre kiosques et plusieurs caissiers. Elle a pu développer son business après avoir reçu un prêt sans garantie de FINCA, un partenaire du programme. Son activité est en pleine croissance et elle se sent indépendante en tant que professionnelle et dans sa vie.

L'histoire de Pierrette, explique-t-on, une micro-entrepreneur au Bénin, illustre un autre changement insufflé par la finance digitale.

« Mon business a triplé » dit-elle, depuis qu'elle a pu économiser du temps et de l'argent avec son téléphone mobile. Elle passe ses commandes par WhatsApp, paie ses fournisseurs basés au nord du pays et rembourse son prêt ALIDé avec son compte MTN Mobile Money.

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