Tanzanie: Le journaliste Erick Kabendera bientôt devant la justice

En Tanzanie, le procès du journaliste Erick Kabendera, arrêté en juillet, doit s'ouvrir le 5 décembre.

En Tanzanie, le procès du journaliste Erick Kabendera devrait s'ouvrir ce 5 décembre au matin à Dar es Salam.

Arrêté en juillet, il avait d'abord été accusé d'avoir acquis la nationalité tanzanienne d'une manière frauduleuse avant d'être poursuivi pour blanchiment d'argent et évasion fiscale.

« Intimidation »

Pour de nombreuses associations comme Reporters sans frontières (RSF), les charges contre lui sont un « moyen d'intimidation pour le faire taire », après de nombreux articles critiques sur la politique du président John Magufuli.

Oryem Nyeko, chercheur spécialisé sur la Tanzanie pour Human Rights Watch, voit dans ce procès un symbole des répressions contre la liberté d'expression dans le pays.

#Tanzania Erick Kabendera's case postponed for the 7th time. The prosecution is never going to complete its investigation as the charges have been fabricated. This pre-trial detention is all the more despicable that journalist's health is deteriorating. @RSF_inter pic.twitter.com/Ib6yq9ljT8

RSF in English (@RSF_en) November 7, 2019

« Erick Kabendera est un journaliste d'investigation connu et très respecté en Tanzanie, rappelle-t-il.

Son emprisonnement est en quelque sorte emblématique du climat de répression qui règne dans le pays, qui s'accélère de plus en plus ces dernières années. Sa situation reflète un peu le niveau d'intolérance du pouvoir face à toute forme de contradiction ».

Un « durcissement » de la répression

« Les journalistes sont très souvent visés, mais ils sont loin d'être les seuls, poursuit Oryem Nyeko. Les associations, les ONG et les partis politiques d'opposition sont aussi rudement touchés par le durcissement de la répression.

Et plus généralement, tous ceux qui contestent la politique du gouvernement doivent faire face aux conséquences.

C'est donc de plus en plus difficile d'exprimer des opinions différentes. Depuis 2015, de nombreux journaux sont suspendus et des radios interdites d'émettre parce qu'elles critiquent le gouvernement. Et comme Erick Kabendera, des journalistes sont arrêtés et persécutés ».

Plus de: RFI

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