Afrique: Financement de la résilience aux changements climatiques, croissance verte - L'implication des Pme/Pmi souhaitée

4 Décembre 2019

«Promouvoir la finance verte pour une croissance durable en Afrique», c'est le thème de la 5e édition de la Conférence sur le financement vert ("Green Finance Conference") ouverte à Dakar hier, mardi 3 décembre 2019, avec comme objectif principal de susciter la mobilisation de davantage de ressources financières à travers notamment le secteur privé pour financer la croissance verte sur le continent.

C'est à l'initiative du Fonds africain de garantie (African Garantee Fund - AGF) et du Fonds Nordique de Développement (FND). Lors de cette rencontre les panelistes ont insisté sur le rôle que peuvent jouer les Petites et moyennes entreprises (Pme) sur la résilience aux changements climatiques.

Mieux, l'AGF étant une structure qui a pour vocation d'aider les institutions financières en Afrique à accroître leur financement en faveur des PME, entend soutenir le secteur privé sénégalais à «contribuer à la réduction d'au moins 1% du gap du financement vert» à l'horizon 2035, a déclaré son directeur général, Félix A. Bikpo.

A l'en croire, au Sénégal «le coût total pour une mise en œuvre effective des options de limitation des émissions de gaz à effet de serre et de la capacité d'adaptation aux effets des changements climatiques dus aux émissions passées s'élèveraient à 12.500 milliards de francs CFA à l'horizon 2035».

Dès lors se pose la question «de savoir comment financer cette transition vers une économie moins dépendante des énergies fossiles et plus résiliente face aux changements climatiques», a-t-il relevé.

Felix A. Bikpo, de rappeler que «ce qui est important, c'est de dire aux entreprises, elles-mêmes moteurs de la croissance notamment des Pme, d'intégrer les paramètres de changement climatique dans leur modèle d'investissement, dans le business model», a-t-il indiqué.

Non sans souligner l'insuffisance des finances publiques qui «ne pourront pas couvrir les besoins financiers requis pour promouvoir une économie verte et inclusive qui permettra seule de garantir un équilibre entre développement économique et protection de l'environnement».

C'est pourquoi M. Bikpo a exhorté les Pme à «investir dans les technologies vertes pour garantir la pérennité de leurs activités et partant de nos économies». Selon lui, «le besoin de financement de cette catégorie d'entreprises s'accroîterait de plus de 300 milliards».

Ce qui fait qu'«il devient nécessaire par conséquent d'envisager d'autres sources de financement qui viendraient compléter les ressources publiques qui deviennent insuffisantes face à la diversité et à la multitude des défis auxquels sont confrontés nos Etats».

Et, ajoute-t-il, «l'implication du secteur privé financier dans cette transition vers un monde sobre en carbone et résilient face aux changements climatiques parait donc inévitable».

D'ailleurs, pour lui, «le développement des Pme/Pmi demeure un des leviers majeurs pour relever le défi de la croissance de nos Etats. Elles se sont imposées dans toutes les économies modernes comme principal vecteur de la croissance et de la création», a-t-il martelé.

Selon le directeur d'AGF les résultats de ce panel serviront à améliorer l'accès des Pme aux financements de façon générale, et en particulier permettre aux Pme qui vont utiliser la technologie verte de trouver une voix pour le financent.

M. Bikpo appelle à penser à la génération future, pour léguer à la jeune génération un environnement, une économie qui leur permettra de vivre. Avant le Sénégal, la Zambie, le Kenya, le Ghana et la Côte d'Ivoire ont tour à tour abrité cette conférence d'AGF.

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