Ile Maurice: Tuée en janvier 2011 - Les 166 minutes «de vérités» des proches de Michaela McAreavey

4 Décembre 2019

Neuf épisodes de 166 minutes. Lundi soir, John McAreavey a publié en ligne son podcast intitulé Murder in Mauritius. L'époux de Michaela McAreavey, tuée dans sa chambre d'hôtel à Grand-Gaube, le 10 janvier 2011, avait promis de revenir sur les évènements le jour du drame et la semaine dernière a débuté une série d'entretiens.

John McAreavey le dit, les différents épisodes traitent les vérités entourant ce drame et surtout, ils accusent les autorités mauriciennes ainsi que les avocats de la défense d'être responsables du fait qu'aucune justice n'a été rendue à son épouse jusqu'à présent. La sœur de John McAreavey et le frère de la défunte participent également aux différents épisodes.

«Le plus dur c'est de savoir que le coupable est libre et en train de vivre sa vie comme si de rien n'était. Pourtant il y avait des aveux signés», s'insurge l'Irlandais. Claire McAreavey de déplorer l'opacité avec laquelle la police mauricienne procède aux enquêtes. Elle explique que les avocats de la défense ont contribué à projeter une image négative de son frère.

«Campagne malsaine»

«Les avocats ont mené une campagne malsaine. On ne parlait pas du crime atroce mais du fait que John McAreavey était un footballeur bien aisé. Avant même le début du procès, on sentait que le verdict ne serait pas en notre faveur», soutient-elle.

Contacté par l'express, Me Sanjeev Teeluckdharry, l'un des avocats de la défense, balaie d'un revers de main ces allégations. «Que ce soit moi, Rama Valayden ou n'importe quel autre avocat qui a travaillé sur ce cas, nous l'avons fait d'après la loi. Nous l'avons à maintes reprises fait ressortir. L'enquête de la police a été mal menée dès le début. Il y avait un couple allemand dont la chambre se trouvait à côté de la chambre 1 025 où on avait retrouvé le corps mais on n'en a pas entendu parler», explique l'avocat.

Me Teeluckdharry déplore également l'attitude de John McAreavey lors du procès et remet en cause le système. «Dans le box des témoins, ce que disait John McAreavey ne correspondait pas à ce qu'il avait déclaré à la police. C'est un grand acteur. Quand je lui posais des questions il s'énervait. Ce procès a démontré à quel point le système est arriéré en ce qui concerne les enquêtes. Mais ce n'est pas une raison pour que des innocents payent les pots cassés.»

À l'express, Mario Nobin explique qu'une équipe travaille toujours sur l'enquête. Mais le commissaire de police n'a pas été en mesure de dire quels étaient les développements dans cette affaire. «Je demanderai au chef du CID de faire une déclaration à ce sujet», a-t-il avancé.

Plus de: L'Express

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