Afrique: L'aventure RFI Afrique sur WhatsApp contrainte de prendre fin

À compter du 7 décembre, en raison d'une modification des conditions d'utilisation de WhatsApp, nous ne pourrons plus diffuser nos informations sur le réseau social. On vous explique pourquoi et ce que l'on vous propose à la place.

En avril 2019, RFI lançait un fil d'info dédié à l'actualité africaine diffusé via l'application de messagerie WhatsApp, propriété de Facebook. Chaque matin et chaque soir, 7 jours sur 7, nous proposions à nos abonnés des liens vers des articles, reportages, chroniques et émissions de Radio France internationale.

Ce service, gratuit, a vite trouvé son public : 35 000 personnes ont fait la démarche de nous suivre, dans leur immense majorité sur le continent africain (dans l'ordre : RDC, Côte d'Ivoire, Sénégal, Togo, Cameroun, Mali... ). Près de 5 000 d'entre eux, férus de football, avaient même souscrit à des messages spécifiques durant la dernière Coupe d'Afrique des nations.

Un lien unique créé avec 35 000 abonnés

Chaque jour, les messages d'abonnés affluaient par centaines. Souvent juste pour dire bonjour, bonne journée, merci ou une réponse avec un emoji pouce en l'air à une de nos newsletters. Certains demandaient un lien pour réécouter une émission. Parfois on nous signalait des soucis techniques sur l'un de nos 114 émetteurs FM sur le continent. Souvent aussi on nous demandait de vérifier des rumeurs, stopper des infox ou confirmer des informations. Des conversations avec nos abonnés WhatsApp ont donné lieu à des reportages diffusés sur nos antennes.

Cette aventure RFI Afrique sur WhatsApp - oui, on peut parler d'aventure - a été très enrichissante pour notre média. Ce qui s'est créé, c'est un lien direct, quasi intime, entre des mobinautes africains et la "radio mondiale". Y compris dans des zones reculées où la connexion ne permet pas toujours d'ouvrir une page web. Certains souhaitaient que nous envoyons nos articles en intégralité, car ils n'ont qu'un forfait téléphonique pour les réseaux sociaux (parfois appelé "forfait WhatsApp") ne permettant pas de cliquer sur les liens pour naviguer sur le Web.

Facebook maître du jeu

Mais voilà, Facebook, propriétaire de WhatsApp, nous contraint de mettre fin à cette aventure. L'entreprise de Mark Zuckerberg estime que WhatsApp sert à échanger entre personnes ou groupes de personnes (un groupe ne peut dépasser 256 membres), pas à diffuser plus largement des contenus. Derrière cette motivation, la volonté de "lutter contre les fake news" sur une messagerie où elles pullulent (voir les émeutes meurtrières en Inde, l'élection de Bolsonaro au Brésil, et les innombrables fausses informations diffusées localement en Afrique qui nous étaient quasi quotidiennement signalées par nos abonnés).

À compter du samedi 7 décembre donc, nos abonnés ne verront plus d'informations vérifiées entre deux conversations. Cela nous désole.

Nous réfléchissons au meilleur moyen de poursuivre la conversation engagée avec nos abonnés et avons décidé de nous donner le temps de la réflexion, forts des leçons apprises avec RFI Afrique sur WhatsApp. D'ici là, nous vous invitons à rester en contact avec nous, de plusieurs façons.

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